‹ Le taoïsmeChapitre 51 sur 99 · Peh-hou-toung , Tsing-sing · texte numérisé non relu

Peh-hou-toung , Tsing-sing

vient, sort et entre1, pour retourner finalement au Ciel 2.

Quant au peh, il représente « la forme » ; de sorte que l’àme d'un mort s’appelle hoën et sa forme peh ; c’est l’esprit terrestre, le corps subtil de tous les êtres, alors qu'il n’a pas encore subi de transformation ; c’est, la puissance perceptive des organes matériels, tels que les yeux et les oreilles. Cette puissance perceptive des sens quitte avec la vie le hoën auquel elle était associée, pour finalement retourner en terre et devenir un fantôme 3.

Lao-tse était bercé par ces idées, à tous égards vagues et insuffisantes, qui avaient été celles de la haute antiquité chinoise; et, malgré de faibles efforts pour en sortir, on voit qu’il lui manquait une base suffisante pour dresser l’échafaudage à son époque absolument hypothétique des conditions nécessaires de l’âme humaine. Dans quelques rares passages du Taoteh King , il semble néanmoins avoir acquis la vague intuition d’une puissance directrice dans l’organisme, absolument spirituelle et douée d’une puissance active et continue même après la mort 4.

En tout cas, la fonction de l’âme, dans ses rapports avec la destinée de l’homme, n’y est précisée nulle part, et c’est à peine si l’on peut greffer une idée

Page 1