‹ Le taoïsmeChapitre 54 sur 99 · Notamment ch. xxvm et lii · texte numérisé non relu

Notamment ch. xxvm et lii

taoïsme.

dans la théorie de Lao-tse, à revenir à l’état de nature ', c’est-à-dire à la période primitive de l’instinct dégagé de tout raisonnement, de tout travail réfléchi et conscientiel1 2.

A l’instar des bouddhistes asiatiques, et suivant une habitude très répandue dans le monde oriental, Lao-tse fait usage des nombres sous une forme sacramentelle dans l’exposé de ses théories, notamment dans un passage qui a fort embarrassé les commentateurs indigènes et dont le fond se rattache à l’une des idées fondamentales de sa philosophie. Il s’agit de l’endroit où il dit que « la sortie (fait apparaître) la vie, (de même que) Ventrée est le signal du retour dans le Non-Être ». Les assesseurs (litt. « les compagnons » de la vie sont au nombre de 13, et les assesseurs de la mort également au nombre de 13 3. » Ce passage a été rendu de plusieurs façons par les interprètes anciens qui généralement y ont vu l’assurance que lorsqu’on était mort on n’était plus en vie 4 ! Malgré la forme un peu guindée de l’interprétation que j’ai admise, je la crois plus exacte et plus en rapport avec la donnée

1. « Tous les êtres retournent à leur principe naturel. C’est, par exemple, comme les fleurs et les feuilles qui proviennent des racines de la plante et retournent vers ces racines. (Comm. bouddh. de Soutse, en. xvi).

2. Cf. le commentaire de Sieh-hoeï, dans l'extrait qu'en donne .Julien. (Libr. cit., p. 7).

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