‹ Le taoïsmeChapitre 63 sur 99 · Tao-teh King, ch. lv · texte numérisé non relu

Tao-teh King, ch. lv

2. Tao-teh King, ch. lv ; JulicD, le Livre de la Voie et de la Vertu, p. 204. — Le désir trop intense de prolonger sa vie, est pour l’homme une cause de malheur qui l’entraîne rapidement au trépas (ch. l ; voy. aussi ch. i.xxv).

3. Tao-teh King , ch. xir. — L’idée de Lao-tse, dans ce passage, ne laisse subsister aucun doute, et il me parait bien inutile de la para-

* phraser comme l’a fait M. vou Plaenckner (Der Weg sur Tugend, p. 49). La version de Julien était bien suffisante Ile Livre de la Voie et de la Vertu, p. 40) ; celle de JM. Victor von Straus Lao-tse’ 8 Tao te King, p. 33; serre de plus près le texte original, mais elle serait insuffisante sans les explications qu’il y a ajoutées.

LA MORALE ET LA POLITIQUE DU TAO-TEH KING 1 2'i

En faisant de l’indifférence la qualité la plus essentielle du saint homme, Lao-tse devait nécessairement reléguer l’amour sur un second plan, et même dans une certaine mesure en condamner la manifestation. C’est là ce qui creuse, entre sa doctrine et celle du bouddha Çàkya-mouni, un abîme infranchissable. « Je suis calme, dit le Vieux-Philosophe ; chez moi les affections n’ont pas encore germé : Je ressemble à un nouveau-né qui n’a pas encore souri à sa mère 1 ». Et ailleurs, il complète sa pensée, suivant la forme qui lui est chère, en écrivant : « Lorsque la bonne harmonie cessa de régner dans la famille, la piété liliale et l’amour paternel parurent au grand jour; quand les états tombèrent dans le désordre, on vit se manifester chez les fonctionnaires publics la fidélité et le devoir 2 ».

Ce serait cependant aller bien loin que de reprocher au Taoïsme de n’avoir pas entrevu la grande notion de la charité 3 qui devait ouvrir de si larges voies au monde par l’organe du Bouddhisme, et six siècles plus tard le régénérer par la parole de Jésus. Le livre de Lao-tse est trop court, trop incomplet, trop dépourvu de plan, — je ne saurais assez le dire, — pour qu’on puisse dégager la pensée vraie de son auteur des formules en apparence contradictoires ou paradoxales qu’il renferme d’un bout à l’autre. L'idée de faire le

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