Pauthier, Chine, p
LES ORIGINES Dü TAOISME
rapports réguliers aient même été déjà établis entre l'Inde et la province chinoise du Sse-tchouen qui était bien plus rapprochée du Tibet et des pays Barmans que celle du Chen-si. Quant au voyage de Mou-wang à la montagne mystérieuse du Kouen-lun, il ne nous apparaît jusqu’à présent que comme une légende, sinon comme une entreprise absolument dépourvue de réalité.
Plusieurs anciens missionnaires ont cru trouver à leur tour, dans les récits des taossé, prétendus sectateurs de la doctrine de Lao-tse, des réminiscences de la Bible 1 , et même la preuve que Dieu avait accordé aux habitants du Céleste-Empire une sorte de révélation anticipée 2. Abel-Rémusat a fait plus : il n’a pas hésité à reconnaître la présence du mot Jéhovah dans trois syllabes du Tao-teh Kin<j \ L’opinion des savants missionnaires de Péking, en tête desquels il convient de citer le P. Prémare, partisan de l'origine biblique de certaines traditions taosséistes, a été combattue avec succès par d’autres membres éminents du clergé catholique, notamment par les PP. Régis, Lacharme et Visdelou. Quant à l'identification de trois signes chinois du Livre de la Voie et de la Vertu avec le nom hébreu de Jéhovah , elle a été contestée par Stanislas Julien 4, et depuis lors aucun orientaliste sérieux n’a plus cherché à soutenir de nouveau la vraisemblance d’une pareille supposition s.
Le fait souvent rapporté que Lao-tse aurait été le