‹ Le taoïsmeChapitre 80 sur 99 · Livr. iv, édit, jap., p · texte numérisé non relu

Livr. iv, édit, jap., p

3. Tchoung-yu Ichi-teh tchin King, ch. i, édit, jap., p. 7. — C’est comme l’on dirait aujourd’hui, observe ,4t. Ernst Faber « les hommes sont des singes » (Werlce des Philosophen Licius, p. 7). — On peut trouver des traces de la doctrine transformiste dans les écrits des naturalistes de

TAOISME.

une série de remarques du même genre, à la conclusion que les êtres proviennent tous d'une source commune vers laquelle ils retournent sans cesse. « L’empereur Hoang-ti (fondateur supposé du Taoïsme), cité à ce propos par Lieh-tse, aurait dit quelque part : « L’évolution de la forme ne crée pas la forme, mais elle crée l’ombre ; l’évolution du son ne crée pas le son, mais elle crée l’écho. » S’il existe une forme, ajoute le commentateur il existe nécessairement une ombre ; s’il existe un son, il existe nécessairement un écho. Ces choses naissent spontanément l’une de l’autre ; leur destinée est de paraître et de disparaître ’. « Sans mouvement, il n’y a pas de naissance. C’est le Non-êtré qui produit l’existence. Ce qui a forme doit nécessairement finir. Le Ciel et la Terre finiront, comme nous tous nous finirons. Où aboutira cette fin ? C’est ce que l’on ne sait pas 2. » On a vu dans les idées de Lieh-tse, des analogies avec le Bouddhisme qui font croire que ce philosophe avait eu connaissance de la doctrine de Çàkya-mouni ; mais cette opinion n’a pas été établie d’une manière satisfaisante et laisse subsister toutes sortes de doutes sur sa légitimité 3.

La philosophie de Lieh-tse et celle de Tchouang-tse, comme on peut s’en apercevoir, ne sont déjà plus le pur Taoïsme du Tao-tek Ring, mais une philosophie moins simple, guindée, pleine de tendances au surnaturel et au merveilleux.

bien des pays divers, notamment dans l'ouvrage arabe composé par Kazwini.

1. Lieh-tse, Tchoung-yu tchi-leh tchin King, édit, jap., ch. r, p. 9.

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