‹ Le taoïsmeChapitre 81 sur 99 · Lieh-tse, loc. cit · texte numérisé non relu

Lieh-tse, loc. cit

3. Voy. le Slissionary Journal , de Fou-tcheou, t. II, 1869, p. 86.

LES SUCCESSEURS IMMÉDIATS DE LAO-TSE

Tchouang-tse s’éloigne, par exemple, des idées de Lao-tse lorsqu’il soutient l’utilité des préséances parmi les hommes ', et peut-être plus encore lorsqu’il admet, contrairement à la manière de voir de Mencius, que dans l’Etat l’empereur est la chose la plus importante, tandis que le peuple est la moindre 1 2. Il' s’accorde en revanche avec le Vieux - Philosophe, lorsqu’il fait l’éloge de l’inaction et la considère comme la hase de toutes les vertus: « La vertu des empereurs et des princes consiste à considérer le Ciel et la Terre comme leur modèle, le Tao et la Vertu comme leur règle. S’ils pratiquent l’inaction, l’empire a plus que sa suffisance ; tandis que s’ils pratiquent l’action, l’empire est dans l’insuffisance. C’est pourquoi les Anciens mettaient en honneur la pratique de l’inaction 3. »

L’idée de Dieu, qui est Un avec les opérations de la Nature 4 5, est manifestement énoncée par Tchouang-tse, ainsi que celle de la métempsycose s. « Ceux qui ont compris dans quelles conditions le Ciel est satisfait, se soumettent à l’action céleste pendant leur vie et se transforment après leur mort. Dans le repos, ils sont en accord avec le yin ou principe femelle ; dans l’action, ils sont en accord avec le yang ou principe mâle 6. » Tchouang-tse pose également comme un axiome la croyance à l’immortalité de l’àme 7.

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