The Divine Classic of Nan-hita, pp. xxix et xxxi
LE TAOSSÉISME
ses prétendus successeurs les rudiments d’une philosophie nouvelle, en rapport avec les exigences de notre époque. Si la manière de voir des Chinois était la même que celle des Japonais leurs voisins, il se produirait certainement avant peu un essai de restauration de la vieille doctrine nationale de la Chine. Il est évidemment préférable qu’une telle tentative n’ait pas lieu, car il n’y a guère à supposer qu’elle puisse aboutir à quelque chose d’utile. Peut-être préférera- 1- on profiler des analogies du Taoïsme avec le Bouddhisme pour amener les derniers taoïstes à adopter délini tivement la foi de Çàkya-mouni. Le temps apportera seul à cette question une réponse qu’il serait difficile de formuler aujourd’hui. Ce qui parait probable, c’est que l’église du successeur de Tehang Tao-ling se verra bientôt contrainte de s’associer dans une mesure plus ou moins large au mouvement réformateur de l’esprit moderne. Elle se transformera d’une manière ou d’une autre, ou elle sera condamnée à disparaître. On ne garde pas éternellement des diables enfermés dans des jarres de terre, comme il s’en trouve en ce moment à la porte du souverain pontife des taossés : le progrès moderne se chargera bien de les en faire sortir.