‹ Le tardifChapitre 14 sur 37 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

ROSINE, Mme DE SAINT-PHAR, M. MELVAL, VALMONT, et ensuite FLORVELLE.

VALMONT . à M"" de Saint-Phar.

Madame , pardonnez. . . .

M. MELVAL

Que de cérémonie !

VALMONT

Je ne m'attendais pas...

M. MELVAL, à M»' de Saint-Phar.

Je te présente ici Monsieur Val mont , le fils d'un bon et vieil ami , Et qui depuis long-temps brûlait de te connaître. Je t'en parlai cent fois.

VALMONT

Vous me flattiez peut-être ; Puisse madame un jour me voir des mêmes yeux! Pour moi , grâces à vous, en venant en ces lieux, Je savais que madame était aimable et belle; [Mais combien le portrait était loin du modèle * !

' FlorVelle entre ici par la porte du fond.

7o LE TARDIF,

M™ DE SAINT- PHAR

Monsieur ! . . .

M. MELVAL , bas à Mn" de Saint-Phar.

Qu'en dis-tu?

Mmc DE SAINT-PHAR.

Mais... il est complimenteur.

VALMONT, s'approcbant affectueusement de Florvelle.

Je vous savais ici. Je suis ravi , monsieur ,

Que ma bonne fortune en ces lieux vous amène,

FLORVELLE.

Le hasard est heureux , il faut que j'en convienne.

VALMONT

J'arrive., et l'amitié, les grâces à la fois Viennent me recevoir ; on ne pouvait, je crois» Venir plus à propos, et je me félicite D'avoir de quelques jours différé ma visite.

M. MELVAL

Je ne suis pas d'accord avec vous sur ce point -, Mais en vains complimens ne nous amusons point 5 Le temps est magnifique , et nous pouvons, je pense,

(A Florvelle.)

Faire un tour dans le parc. Je meurs d'impatience De vous faire admirer les travaux que j'ai faits, Ma dernière rivière et mon rocher anglais. Vous verrez : tout a pris une face nouvelle.

( Bas à Valmont. )

Et je vous laisserai tête à tête avec elle.

VALMONT, bas.

Que ne vous dois-je pas !

(Haut.)

Quel bonheur d'être aux champs !

C'est l'asile du sage , et surtout des amans.

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