OBSERVATION GÉNÉRALE SUR CE COUPLET
« Quelle que soit la force de résolution d'Elmire, car il y va du sort de toute sa famille, quelque décidée qu'elle soit à arracher le masque de Tartuffe, elle doit légèrement faire sentir le malaise d'une honnête femme obligée de jouer un rôle qui lui répugne ; ses avances doivent être indiquées tout à la fois avec finesse et réserve. »
Ce qu'on peut nous donner de tendres sentiments. Quelque raison qu'on trouve à l'amour qui nous dompte, On trouve à l'avouer toujours un peu de honte. On s'en défend d'abord :
(Plus tendre.)
Mais de l'air qu'on s'y prend, On fait connaître assez —
(Plus lentement.)
que notre cœur se rend, Qu'à nos vœux, — par honneur — notre bouche s'oppose,
(Avec beaucoup de ménagement et d'effort :)
Et que de tels refus... promettent toute chose.
La défiance de Tartuffe a persisté pendant les premiers vers du couplet d'Elmire,et ne s'est dissipée que faiblement et par gradations; mais aux mots « promettent toute chose », il ne peut réprimer un mouvement qui indique un commencement de trouble intérieur. Elmire semble se débattre contre la nécessité d'expliquer sa conduite, « et se montre presque honteuse de tout ce qu'elle vient d'avouer par entraînement ». Elle poursuit avec un peu plus de hâte, comme pour essayer de revenir sur ce qu'elle se reproche d'avoir dit :
C'est vous faire sans doute un assez libre aveu, Et — sur notre pudeur — me ménager bien peu.
(Ton de résolution et de parti pris propre à détruire les doutes que pourrait encore conserver Tartuffe :)
Mais puisque la parole enfin en est lâchée,
(Simplicité persuasive, comme pour lui faire honte de son peu de clairvoyance :)
A retenir Damis me serais-je attachée ? Aurais-je, je vous prie, avec tant de douceur
Écouté tout au long l'offre de votre cœur ? Aurnis-je pris la chose ainsi qu'on m'a vu faire
(Mélange affecté de pudeur et d'amour :)
Si l'offre de ce cœur n'eût eu de quoi me plaire ?
(Plus agitée, se servant d'une nouvelle arme, la jalousie :)
Et lorsque j'ai voulu, moi-même vous forcer A refuser l'hymen qu'on venait d'annoncer,
(Plus tendre :)
Ouest-ce — que cette instance. — a dû vous faire entendre
(Plus tendre encore :)
Qne l'intérêt... qu'en vous... on s'avise de prendre...
L'émotion entrecoupe sa voix. Le rôle qu'elle joue vis-à-vis de celui qu'elle veut séduire l'émeut réellement ; elle reste néanmoins en possession d'elle-même ; l'aveu trompeur qu'elle veut faire, elle le fera ; mais son émotion réelle l'aide à faire croire qu'elle est arrivée à un point où elle n'est plus maîtresse de sa passion ; elle achève les deux derniers vers de son couplet d'une voix haletante ; l'amour et la jalousie semblent se combattre en elle.
Et l'ennui... qu'on aurait... que ce nœud qu'on résout Vînt partager du moins un cœur...
(Comme par un effort, et d'une voix étouffée :)
... que l'on veut tout ' /
1 Ces quatre derniers vers ont attiré l'attention de Sainte-Beuve (Port- Royal, t. III, p. 299); il les trouve faibles et même mauvais; il se demande si l'obscurité de ces vers où les que abondent, si leur embarras, en un mot, n'est pas pour traduire celui d'Elmire? — « Dans ce cas, ajoute-t-il, tout mauvais qu'ils semblent, ils seraient dramatiquement fort bons. Molière, le plus souvent, ne versifiait pas ses vers, il les jouait. Dans la bouche de MUe Mars, tous ces que devaient jouer le trouble a merveille. »
Que Sainte-Beuve ait pénétré ou non la pensée de Molière, il est certain
Tartuffe a écouté tout ce que vient de dire Elmire, sa figure passant par des gradations successives de défiance, d'étonnement et enfin de ravissement. Tout ce qu'a prévu et annoncé Elmire se réalise de point en point. 11 est « aisément dupé par ce qu'il aime », et il est « aveuglé par son amour-propre même ». L'aveu qu'il vient d'entendre, où Elmire semble tout braver, fouler aux pieds la pudeur, le subjugue entièrement, et la jalousie qu'elle témoigne est le dernier coup qui porte la conviction dans son âme.
Il lui répond d'une voix qu'altère sa passion, avec des regards pleins d'ivresse, et dans les termes béats dont il s'est fait une habitude :
C'est sans doute, madame..., une douceur extrême Que d'entendre ces mots... d'une bouche qu on aime. Leur miel — dans tous mes sens — fait couler à longs traits Une suavité qu'on ne goûta jamais.
Transition : l'idée qu'il va exprimer, touchant les douces paroles d'Elmire, qui ne sont peut-être, dit-il, qu'un piège qu'elle lui tend, n'est pas le fond de sa pensée , le ton passionné de sa voix l'indique suffisamment ; c'est un artifice qu'il emploie pour obtenir d'elle autre chose que des paroles, et son inflexion a delà précaution :
Mais... ce cœur — vous demande ici la liberté D'oser douter un peu de sa félicité.
(Sourire très doux de méfiance.)
Je puis croire ces mots... un artifice honnête Pour m'obliger à rompre un hymen qui s'apprête.
(Très ménagé.)
Et, s'il faut... librement... m'expliquer avec vous,
que l'actrice doit profiter de l'intention qui lui est prêtée, comme ne manquait pas en effet de le faire M"° Mars, et rendre par des hésitations l'embarras que les que répétés indiquent.
(Baissant peu à peu la voix toujours passionnée.)
Je ne me fierai point à des propos si doux... Qu'un... peu de vos... faveurs
(Plus chaleureusement ce qui lui reste à dire :)
après quoi je soupire, Ne vienne m'assurer tout ce qu'ils m'ont pu dire Et planter dans mon âme une constante foi
(Déclaration bien amoureuse.)
Des charmantes bontés que vous avez pour moi.
ELMIRE, « après avoir toussé pour avertir son mari ».
Indication de l'édition originale, qui signifie qu'Elmire pense, après ce que Tartuffe vient de dire, qu'Orgon doit se tenir pour suffisamment éclairé, et qu'il peut se montrer.
Que l'actrice qui joue Elmire n'abuse point de la toux employée pour avertir Orgon ; sa fréquence irritée, sa trop grande impatience à tirer et a secouer le tapis de la table sont des jeux de scène qui, trop accentués, pèchent contre la vraisemblance; leur exagération doit nécessairement éclairer Tartuffe sur le piège qu'on lui tend.
L'avertissement donné par Elmire n'ayant pu déterminer Orgon à sortir de sa cachette, elle se voit forcée de répondre à Tartuffe. Embarras mêlé d'un peu d'impatience :
Quoi ! Vous voulez aller avec cette vitesse,
Et d'un cœur... tout d'abord... épuiser la tendresse...
« Espérant qu'elle va être bientôt quitte du rôle embarrassant qu'on l'a forcée à prendre, mais rougissant d'être obligée de le continuer, elle articule avec peine les derniers vers, son embarras est marqué et sa voix peu assurée. » — (Mme Talma.)
On se tue — à vous faire un aveu des plus doux ; Cependant... ce n'est pas encore assez pour vous ? Et Ton ne peut aller jusqu'à vous satisfaire, Qu'aux... dernières faveurs... on ne pousse l'affaire.
TARTUFFE, caressant.
Moins on mérite un bien, moins on l'ose espérer. Nos vœux — sur des discours — ont peine à s'assurer. On soupçonne aisément un sort tout plein de gloire, Et Ton veut en jouir avant que de le croire.
(Se rapprochant d'elle ; à voix couverte, haletante; très pressant, mais à mots ménagés :)
Pour moi — qui crois si peu mériter vos bontés, Je doute du bonheur de mes témérités ;
(Très affirmatif.)
Et je ne croirai rien, — que vous n'ayez, madame, Par des... réalités — su convaincre ma flamme.
ELMIRE. « Dans le plus grand trouble; elle n'était point préparée à la défense qu'elle est obligée de soutenir. Sa diction est entrecoupée, elle commence à craindre que son mari ne la laisse aller plus loin qu'il ne faut. » — (Mme Talma.)
Mon Dieu ! — Que votre amour en vrai tyran agit ! Et qu'en un trouble étrange — il me jette l'esprit ! Que sur les cœurs — il prend un furieux empire ! Et — qu avec violence il veut ce qu'il désire. Quoi ! de votre poursuite ou ne peut se parer Et... vous ne donnez pas le temps de respirer ?
« Les premiers vers du couplet ont été dits avec une chaleur progressive, l'agitation d'Elmire ne lui permettant pas de les dire de suite; mais après le vers : « Et vous ne donnez pas le temps de respirer, » elle reprend un peu de calme, et elle achève le couplet lentement, avec une coquetterie de ton et de langage propre à amuser l'impatience de Tartuffe. » (Mme Talma.)
Je fais une réserve sur la seconde moitié de cette indication : la Jenteur et le calme qu'elle conseille à l'actrice me semblent en
dehors du mouvement général de la scène et du rôle donné d'Elmire. En outre, il faut prendre en considération celui de Tartuffe, obligé — et l'acteur ne peut se soustraire à cette obligation — de c garder la situation », c'est-à-dire de se montrer brûlant, impatient même, sans dire un mot, pendant les discours prolongés qu'Elmirc oppose à son ardeur. La lenteur d'Elmire ajouterait une difficulté de plus au rôle de Tartuffe.
Sied-il bien de tenir une rigueur si grande,
De vouloir — sans quartier — les choses qu'on demande,
Et d'abuser ainsi — par vos efforts pressants,
Du faible — que pour mous, — vous voyez qu'ont les gens?
TARTUFFE, tendre et pressant.
Mais, — si d'un œil bénin — vous voyez mes hommages, Pourquoi m'en refuser d'assurés témoignages ?
ELMIRE
(Ainsi poussée, Elmire prend un nouveau moyen de défense, la religion! Elle donne un accent élevé et grave à son argument.)
Mais comment consentir à ce que vous voulez, Sans offenser le Ciel, — dont toujours vous parlez ?
Le premier hémistiche de la réponse de Tartuffe était, il y a soixante ans, un des grands effets du rôle, si l'acteur savait lui donner la valeur qu'elle renferme. Sur la question d'Elmire, Tartuffe, agité, s'arrête tout à coup : il la regarde dans le blanc des yeux, la trouvant étrange ou naïve, au point où en est la scène, de lui faire une pareille question ; un sourire cynique, incrédule et moqueur, plisse sa lèvre; il semble lui demander si elle parle sérieusement, ou si elle se moque de lui, et après un court silence, occupé parle langage muet
1 Voir ce que Dupont-Veriion dit sur cet hémistiche. — Je ne suis pas de son avis.
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du regard des deux personnages, il laisse enfin échapper du fond de lui-même, dans un accent insouciant et dégagé, ce mot shakespearien, tout ensemble comique et terrible, et qui le peint tout entier.
Si ce n'est que le Ciel...
Si cet hémistiche est bien dit... dit comme le disait Damas, il arrivera ce qui arrivait alors, le public interrompra l'acteur et trouvera sa réponse suffisante.
qu'à mes vœux on oppose,
(Haussant les épaules.)
Lever un tel obstacle est pour moi peu de chose, Et cela ne doit point retenir votre cœur.
EL MI RE, exagérant la crédulité pour le forcer à dire sa pensée.
Mais des arrêts du Ciel on nous fait tant de peur!
TARTUFFE, sourire de supériorité railleuse.
Je puis vous dissiper ces craintes ridicules, Madame ; — et je sais l'art de lever les scrupules.
Il faut convaincre Elmire par l'explication du casuisme accommodant ; mais il ne faut pas non plus perdre trop de temps à cela, — indiquer ce double sentiment par des hésitations et en cherchant un peu ses mots :
Le Ciel défend, — de vrai, — certains contentements ; Maison trouve... avec lui... des accommodements. Selon divers besoins — il est une science D'étendre — les liens — de notre conscience, Et de... rectifier le mal de l'action Avec la... pureté de notre intention.
(Abandonnant l'éclaircissement.)
De ces secrets — madame, — on saura vous instruire.
(Chaleureux progressivement :)
Vous n'avez seulement qu'à vous laisser conduire.
Contentez mon désir, — et n'ayez point d'effroi :
Je vous réponds de tout — et prends le mal sur moi...
Elmire, « après avoir fait à son mari avec le pied tous les signes qu'elle a pu [Lettre sur V Imposteur), tousse plus fort (Edition originale) et marque une impatience mêlée d'indignation que le public seui doit apercevoir dans les regards furtifs lancés du côté de la table » .
M™e Talma.
Vous toussez fort, madame.
ELMIRE, avec indignation.
Oui, je suis au supplice!
TARTUFFE, empressé (tirant de sa poche une bonbonnière.)
Vous plaît-il un morceau de ce jus de réglisse ?
ELMIRE, outrée.
C'est un rhume obstiné, sans doute, et je vois bien Que tous les jus du monde ici ne feront rien.
« Une foule de spectateurs, a dit M. Taschereau, ne manque jamais à certains vers de cette scène de laisser éclater une dégoûtante gaîté, qui prouve combien peu ils comprennent l'auteur auquel cette hilarité fait affront. Quoi ! c'est dans le moment même où Molière avait besoin des plus grands ménagements pour faire passer une situation que sa délicatesse rend unique à la scène, qu'il se serait permis des plaisanteries de mauvais lieux, qu'il aurait eu besoin encore de faire débiter par une femme qui s'est toujours montrée décente et retenue? Non, le rire du parterre est calomnieux, et les actrices qui, comme nousen avons vu, se permettent à ces vers un sourire qu'elles croient malin et qui n'est que scandaleux, font voir par là qu'elles ne
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connaissent pas plus les règles de leur art que les lois de la pudeur. » Pour bien jouer cette scène difficile, Elmire a besoin du sérieux du public, que l'actrice ne l'oublie pas ; ce qu'elle offre de comique n'est visé que par Orgon ou par Tartuffe.
Cela certe est fâcheux.
ELMIRE, de même.
Oui, plus qu'on ne peut dire.
TARTUFFE, passionné, ardent.
Enfin, — votre scrupule est facile à détruire. Vous êtes assurée ici d'un plein secret, Et le mal n'est jamais que dans l'éclat qu'on fait. Le scandale du monde est ce qui fait l'offense,
(Voix couverte, sans abandonner le mouvement.)
Et ce n'est pas pécher que pécher en silence.
ELMIRE
« C'est ici, je crois, dit Cailhava, que l'actrice doit avoir recours à toutes les finesses de l'art pour reprocher d'un côté à son époux l'embarras dans lequel il la laisse, et pour persuader en même temps à Tartuffe que, combattue par la pudeur, elle cherche du moins une excuse à sa faiblesse ; mais je ne puis me persuader qu'Elmire doive s'emporter, doive employer les accents du dépit le plus vif. Elle a donc tout à fait renoncé au projet de démasquer Tartuffe ; car elle ne peut certainement pas espérer que l'homme adroit, soupçonneux, à qui tous les prestiges de la coquetterie la plus raffinée viennent de promettre une victoire complète, confondra les emportements de la colère avec les derniers soupirs de la vertu prête à céder. » (Cailhava, Etudes sur Molière, p. 188.)
Nous avons déjà insisté sur cette exigence du rôle d'Elmire. L'exaspération que lui cause d'une part la conduite de son mari, qui se montre si peu chatouilleux sur l'honneur conjugal, et qui laisse,
1 hors de toute mesure, se prolonger l'épreuve compromettante qu'elle a elle-même proposée, et, d'une autre, la nécessité de contraindre les appels désespérés qu'elle fait à Orgon de telle façon qu'ils ne puissent avertir Tartuffe du piège qu'on lui tend, réclament de l'actrice autant d'habileté que de tact et de goût.
C'est tremblante de colère, et nullement femme, on le sait, à céder à Tartuffe, qu'elle cherche à faire comprendre à son mari le danger au moins qu'il lui fait courir et qu'elle s'écrie « après avoir encore toussé et frappé sur la table ». (Édition originale.)
Enfin, je vois qu'il faut se résoudre à céder ; Qu'il faut que je consente à vous tout accorder ; Et, qu'A moins de cela, je ne dois pas prétendre Qu'on puisse être content — et quon veuille se rendre.
(Appuyant avec frémissement sur les deux vers qui suivent :)
Sans doute il est fâcheux d'en venir jusque-là, Et c'est, bien malgré moi, — que je franchis cela :
(Respiration haletante et gênée.)
Mais — puis que /'on s'obstine — à m'y vouloir réduire, Puis (///'on ne veut pas croire à tout ce qu'on peut dire, Et qu'on veut des témoins — qui soient plus convaincants,
Violent effort.
« L'effet du couplet est au vers suivant, qui doit être dit avec une diction accélérée et graduée jusqu'au dernier. s> — Mme Talma.
Il faut bien s'y résoudre, et contenter les gens.
Transition. Agitation de la voix indiquant, pour le public, le dépit qu'elle v-prouve, et pour Tartuffe un trouble qu'elle ne peut maîtriser :
Si ce consentement porte en soi quelque offense,
Tant pis pour qui me force à cette violence ;
La faute assurément n'en doit point être à moi.
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TARTUFFE, brûlant et la tête égarée.
Oui, madame, on s'en charge — et la chose de soi...
(Il s'approche d'elle en ouvrant les bras; Elmire l'arrête vivement du geste )
ELMIRE, « effroi visible que lui inspire la situation arrivée au moment le plus critique ». Mme Talma.
(Voix altérée )
Ouvrez un peu la porte, — et voyez, je vous prie, Si mon mari — n'est point dans cette galerie.
TARTUFFE, un temps. (Sur un ton de voix cruellement moqueur :)
Qu'est-il besoin — pour lui — du soin que vous prenez ? C'est un homme — entre nous, — à mener par le nez.
(Un peu plus animé.)
De tous nos entretiens il est pour faire gloire,
Et je l'ai mis au point de voir tout sans rien croire.
(Il se rapproche d'elle comme pour l'embrasser. Elmire d'un geste du bras, violemment tendu, le tient à distance. — Elle parle ; sa voix est brisée, suppliante :)
Il n'importe; sortez, je vous prie un moment, Et partout, là dehors, voyez exactement.
Tartuffe saisit sa main tendue qu'il porte à ses lèvres avec transport, et cède à sa demande ; il sort par le fond , dans le plus grand trouble ; sa figure exprime la passion et l'espérance ; mais que l'acteur se garde de rendre la situation révoltante et licencieuse en allant au delà.
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