‹ Le Tartuffe des comédiensChapitre 32 sur 43 · CLÉANTE, ORGON, DAMIS · texte numérisé non relu

CLÉANTE, ORGON, DAMIS

DAMIS, entrant par la porte du fond.

(Très vivement, hors de lui.)

Quoi ! mon père, est-il vrai qu'un coquin vous menac e ? Qu'il n'est point de bienfait qu'en son âme il n'efface ;

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Et que son lâche orgueil, trop digne de courroux, Se fait de vos bontés des armes contre vous ?

ORGON, tristement, lui donnant la main comme pour expier la scène qui a eu lieu entre eux deux, et qu'il a lieu de se reprocher :

Oui, mon fils ; — et j'en sens des douleurs non pareilles.

DAMIS, fougueux.

Laissez -moi ; je lui veux couper les deux oreilles; Contre son insolence on ne doit pas gauchir : C'est à moi — tout d'un coup — de vous en affranchir ; Et, pour sortir d'affaire, il faut que je l'assomme.

(Il fait un pas pour sortir. Cléante l'arrête du geste.) CLÉANTE

Voilà tout justement parler en vrai jeune homme. Modérez, s'il vous plaît, ces transports éclatants.

Plus grave.

(Damis, qui était remonté, redescend au n° 2, un peu au second plan.)

Nous vivons sous un règne — et sommes dans un temps Où — par la violence, — on fait mal ses affaires.

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