‹ Le TartuffeChapitre 65 sur 106 · I. Voir le Mémorial pour l'historique de ce vers · texte numérisé non relu

I. Voir le Mémorial pour l'historique de ce vers

ORGON

Hélas!

Le seul penser de cette ingratitude Fait souffrir à mon âme un supplice si rude.... L'horreur que j'en conçois.... J'ai le cœur si serré, Que je ne puis parler , et crois que j'en mourrai.

ORGON y courant tout en larmes à la porte par où il a chassé son fils.

Coquin, je me repens que ma main t'ait fait grâce. Et ne t'ait pas d'abord assommé sur la place.

(A Tartuffe.)

Remettez-vous , mon frère , et ne vous fâchez pas.

Rompons, rompons le cours de ces fâcheux débats. Je regarde céans quels grands troubles j'apporte. Et crois qu'il est besoin, mon frère, que j'en sorte.

ORGON

Comment! vous moquez-vous?

On m'y hait, et je voi Qu'on cherche à vous donner des soupçons de ma foi.

ORGON

Qu'importe ? Voyez-vous que mon cœur les écoute ?

On ne manquera pas de poursuivre, sans doute; Et ces mêmes rapports qu'ici vous rejetez , Peut-être une autre fois seront-ils écoutés.

ORGON

Non, mon frère, jamais.

Page 1