‹ Le Tcheou-liChapitre 114 sur 335 · LIVRE XXX · texte numérisé non relu

LIVRE XXX

seillers auliques , San-kong, font face au nord. Les viceconseillers., Kou, font face à Torient. Les nunistres et les préfets ) King, Ta-fou, font face à Toccident*. Quant aux objets distinctifs qu'ils tiennent dans leurs mains , iê conseiller aulique tient une tablette ovale, Pi. Le vice-conseiller tient une peau ou une pièce de soie. Le ministre tient un agneau. Le préfet tient un oie ^. 33 Lorsque les, princes feudataires assistent à l'audience impériale, tous fout faee au nord. L*officier du tir d'arc leur enseigne, leur indique le règlement qui leur est propre ^.

^ CoDim. A. En hiver, Teau étant gelée, Phorioge n avait pas son écoulement. Alors il chauffe f eau sur le feu et aiimente Thorloge. —

Comm. C. Quand feau est chaude et bouillante , il la verse dans le vase. Il fait en sorte quelle tombe en bas.

^ Comm. Hoang-Um, Ce sont les mêmes positions que règle le grand justicier, 5sé-cAi, dans les audiences impénalcs.

Éditeurs. Le grand archer, ou oi&cier du tir darc, s occupe des grands officiers, conseillers auliques, vice-conseillers, ministres, préfets, Kong, Kou, Kuig, Ta-foa. Le chef des officiers secondaires , 55^ssé, s'occupe des préposés secondaires, Ssé. L*attaclié aux lils, Tchouiseu, s'occupe des gardes impériaux ou hommes du peuple, attachés à l'administration [Chourtseu a ces deux sens). Telle est Téchelle de ces trois charges distinctes, et les officiers du tir d*arc ne peuvent régler à ieur volonté les positions du tir darc. Jusqu'à la fin du troisième pa< ragraphe de cet article, il n'est pas question de la solennité appelée le tir d'arc. Il s'agit des positions à l'audience impériale tenue à la porte du char, Lou-men. C'est ce que lioang-too a mieux vu que les autres commontateurs.

^ Chaque dignitaire tient un objet spécial, en se présentant à l'audience de l'empereur.

* Comm. B. Ils ont la même position que les conseîller.H auliques, Stm-kong, qui sont de même rang qu'eux. L'officier du tir d'arc leur

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M S'fl y a une solennité officielle, alors il s^occupe des prescriptions qui les concernent U leur enseigne, leur indique les fonctions qu'ils doivent remplir. Il s'occupe de ce qu'ils doivent diriger par eux-mêmes, de ce qu'ils doivent communiquer au souverain K

35 D'après le règlement consacré du tir de l'arc, il dirige l'ordre de cette solennité '.

Le souverain tire avec six couples de tireurs sur trois buts, n y a trois vainqueurs et trois cadres de contenance '. La musique joue l'air Tseou-yu. U y a neuf temps dindication, et cinq temps de précision. Le prince feudataire tire avec quatre couples de tireurs sur deux buts. U y a

indique féliqueite quils doivent suivre à raudience impériale, peur avancer, reculer, le tourner dans tous les sens, joindre les mains, croiser les bras sur la poitrine.

Ce paragraphe confirme ce que les éditeurs et le comm. Hoang-tou disent sur le paragraphe précédent II s*agit dans ces deui paragrapiies de rétiquette suivie à Taudience impériale*

* G>mm. B. Quand le souverain oflBre un sacrifice, les princes feudalaires doivent aider ceux qui font des offrandes. L officier du tir d*arc les avertit des jours de jeûne et de Tépoque où se fait la cérémonie. Les princes feudataires ont leurs devoirs quHIs accomplissent envers le souverain.

* Comm. B. Il s'agit ici du règlement de la solennité dans laquelle 1* empereur tire iûi-méme de Tare. Alors Tofficier du tir diqpose Tordre suivant lequel doivent tirer les princes feudataires, les dignitaires et autres tireurs au-dessous d'eus. U les exerce à suivre cet ordre.

Comm. C. Outre le tir d*arc impérial , il y a le tir d'arc opéré par les princes feudataires , par les officiers dans leurs maisons, ainsi que le tir d'arc pratiqué entre Thôte et Tétranger. Chacun exécute ces cérémonies, suivant son rang. L'officier du tir d'arc ne s'occupe que du tir impérial.

* Comm. A. Les trois buts sont formés avec des peaux de tigre

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deux vainqueurs et deux cadres de comeoance. La musique joue Tair Licheoa. Il y a sept temps d'indication et trois temps de précision. Le vice-conseiller, le ministre, le préfet tirent avec trois couples de tireurs sur un seul but. li n'y a qu'un vainqueur et qu^un cadre de contenance. La musique joue i air Tsaï-pin. Il y a cinq temps d'indication et deux temps de précision. Le préposé secondaire tire avec trois couples de tireurs , sur le but en peau de chaca|. Il n'y a qu'un vainqueur et qu'un cadre de contenance. La musique joue l'air Tsaifan. 11 y a cinq temps d'indication et deux temps de précision ^. ^ Lorsque le souverain fait le grand tir d'arc , il dispose

d*ours et de léopard. Le cadre qui les entoure, sert à couvrir celui qui proclame les vainqueurs , les tireurs qui ont touché. Ce même cadreest appdéFci^ vide, dans lc/-2i^auxartidesdugraudtiretdutir dedbtrict. Le premier nom vient de ce que le corps de celui qui proclame les vainqueurs, est entièrement compris dans ce cadre. Le second nom vient de ce que les Qècbes vont jusqu*à ce cadre et ne le dépassent pas, — Il est vide de flèches. Voyez Tarticle du Tcklfo, livre xxvii. — Quand il y a deux huts, ils sont faits en peau d*ours et de léopard.

* Comm. B. Les diflcrentes reprises sont indiquées par la musique.

Comro. Ngaû'Uotton. Dans le chapitre du tir du district, Hiang-cke (LU) , il y a cinq termes pour le chant et^cinq temps ou roulements de tamhour. I.>es trois premiers sont d'abord pour entendre. Entre les deux autres, on s^appréte à tirer L flèche. Ceci correspond aux cinq temps d'indication, aux deux temps dé précision, notés dans* le texte pour les ministres, les préfets. Le nombre de ces indications de mouvement, est plus ^rand au tir de Teropereur, au tir des princes.

Suivant le comm. B, |p Tching, désigne, dans le texte, le nombre des couleurs du but. Les éditeurs le réfutent, et démontrent que le but aux cinq couleurs, mentionné à rarticie du Tiijtn, ne peut se rap-

les trois buts avec la mesure de six pieds, qui porte une figure de chat sauvage (Li-pou^).

39 Quand ie souverain tire, alors Toflicier du tir ordonne aux assistants de s'éloigner du but et de &e placer en arrière. II aunonce au souverain la direction suivie par les flèches. Quand le soaverain a fini , il ordonne de prendre les flèches ^

Quand on sacrifie au but , il règle la position de celui (fui reçoit Voffrande ^.

porier qu au ûr eutre Thôte et rétraogcr, tandis qu*ii s agit ici du grand tir officiel, célébré avec le concours du peuple.

' Cooim. Ngao'isouaiu On gravait et Ton peignait sur cette mesure , une figure de chat sauvage, pour la faire reconuaîlre; de là son nom de Li'pou.

Comm. B. Ce sont les trois buts mentionnés à Tarticle du Ssékhieou, La distance des buts était mesurée avec Tare, dont la moindre longueur était de six pieds. Selon la règle du grand tir, le grand but était à quatre-vingt-dix pas. I^e but d^union , .San, était h soixante et dix. Le but à la peau de chacal , kan, était à cinquante. Le premier de ces buts était celui de la peau d ours. Le second réunissait ie premier et le dernier; c*était le but à peau de léopard.

' Comm. Tching-ssé-nong, L^ofïicier du tir ordonne premièrement aux hommes de s^éloigner du lieu du but et de se tenir en arrière, pour fuir l'atteinte des flèches. — Suivant quelques uns, cet ordre s'adresse au dompteur d'ai/imaux sauvages, qui prend les flèches sur le but. L'officier du tir eiamine comment les flèches se sont dirigées, et Tannonce au souverain. Selon la règle du grand tir d'arc , le chef des grands archers se tient en arrière du prince et lui indique la marche des flèches , en se servant de termes spéciaux. Ainsi , en bas . se dit quitté, laissé. En haut, se dit vol ascendant, A gauche, h droite, s^indiquent par le côté. Quand le prince a fini , loflicier fait prendre les flèches par celui qui a cette attribution; c'est-à-dire par le Fo-pochi, dompteur d'animaux sauvages.

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