‹ Le Tcheou-liChapitre 139 sur 335 · LIVRE XXXIL · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIL

vaux et monte sur le char poar Taccompagnei, suivant rétiquette prescrite pour le char d'apparat 3i II indique à Tempereur la posture qu il doit avoir sur le char^ Si Tempereur salue, il descend et se place en avant des chevaux. Si Tempereur descend, il raccompagne avec le dais qui abrite sa tète.

6KAND COCHER (TA-YV).

Il est chai^ de conduire le char de jade pour les sa* orifices. Quand on fait la cérémonie oà Von franchit l'emplacement du sacrifice offert, avant de passer une montagne, Tempei^eur tient lui-même les chevaux à gauche du char. Le cocher descend, et fait la conjuration adreuée à l'esprit de la montagne. 11 remonte et reçoit les rênes. Il franchit remplacement du sacrifice. Aussitôt il presse les chevaux '.

vaiei prend le Ibuet el se tient en avant des chevaux. Le char d apfaraC a son garde de droite, Tkd-Yeoa, et ton domestique, Tksi-po.

^ Comm. B. Dès que TempereDr voit la victime, il la lalue et lut témoigne son re^cct. Alors le garde de droite du char d'apparat empêche les chevaux de marcher. — Ainsi on lit dans le chapitre^ des petits rites {Khio'U) du U-ki «Quand le prince du royaume descend dana la salle des Ancêtres, il salue le bœuf destiné au sacrifice. •

* Comm. B. Cestje char d'ivoire, le char avec lequel rempcreur met en pratique la vertu et la bonne voie. — Suivant Tartide Kin-kim, Tqù est pris ici avec son sens matériel , «route, chemin ». Le Tiuhkiu est le char des promenades.

^ Comm. B. Ccd se rapporte à la manière de regarder en tournant la tète, de saluer. Ainsi on lit dans le chapitre des petits rites (KAio- H) dn lÀ-ki : En saluant, il regarde la queue des chevaux. En tournant la tête, il ne dépasse pas le moyeu dé la roue.

' Comm. B. On fait alors un tertre en terre pour figurer la mon-

32 Lorsqu'on fait le sacrifice, on verse le vin au cocher. Le cocher tient les rênes de la main gauche, et sacrifie de la main droite aux deux fusées, ainsi qu'à la barre davaut. Puis il boil*.

34 En général, lorsqu'il conduit le char de l'empereur ^ il marche au pas , pendant qu'on joue l'air Sséhia.U presse le pas, quand on joue l'air Tsaï-isi. Suivant la règle pour conduire tops les chars, la mesu^ de la vitesse est donnée par les sonnettes du joug, et les sonnettes de la barre en avant du char '.

CONDUCTEOR DV CHAH DE GUERRE (jOIfG'PO).

Il est chargé de conduire le char de guerre d^ l'empereur.

tagne. Diaprés ie comm. du chapitre Youe-Ung du Li-ki, ce tertre était haut de — de pied. Ses dimensions en largeur étaient : (de Test à iouest) cinq pieds; du nord au sud, quatre. On préhd une plante, un arbuste , un cyprès , pour faire (figurer] Tcspritauquel on sacriGe. Quand )e sacrifice est fini, on fait passer le char sur cette plante ou sur cet arbuste, et Ton s'éloigne. De cette manière, il n*y a pas de danger à craindre. Voyez ie Tsa-tchouen, 28' année de Siang-kong, discours de Tseu-thaï-cho. — Voyez aussi le comm. C.

* Comm. G. Quand on va faire le sacrifice, pour le passage de la montagne , on ordonne à un homme de verser le vin , et de le donner aiu grand cocher. Celui-ci tient les rênes de la main gauche « et sacrifie de la main droite, aux deux bouts de fessieu , et en même temps à la barre davant. Puis il boit le reste du vin accepté par fesprit; il fait passer le char sur ie lieu du sacrifice, et poursuit sa route.

Éditeurs. Le rite que le texte rapporte ici doit s'accomplir après que le cocher a reçu les rênes, et avant qu'il passe sur remplacement du sacrifice. Le cocher alors sacrifie an char, désigné par ses parties les plus importantes. On verse le vin au cocher, comme lorsqu'on présente l'offrande au dompteur d*animaux sauvages, pour sacrifier au butqu* il sorveille.

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