‹ Le Tcheou-liChapitre 16 sur 335 · LIVRE XXII · texte numérisé non relu

LIVRE XXII

i lis enseigi:eot aux fils de FÉtat les danses musicales; ils leur font exécuter les danses appelées Yun-men, porte des nuages, et Takiouen, grande réunion, Ta-hien, grande concorde, Torchao, grande union, Ta-hia, grande exaltation, Ta-ftoa^ grande diSusion, Ta-wou, grand guerrier ^ Par les six tons parfaits Lia, par les six tons imparfaits Thoang^, par les cinq notes Cheng, par les huit sons Yn que produisent les diverses substances, par les six sortes de danses, ils opèrent la grande concordance des différentes mélodies, pour présenter les offrandes atix esprits des trois ordres, pour unir les royaumes et princi-

les caractères par le soci , c*est lire à haute voix Sowtg, Yuii, c*est parlet le premier; Fit, c est répondre et converser. |W Hing, c'est exciter, perfectionner les sentiments. — Ces deux caractères WB , VB , paraissent avoir ici un sens assez vague.

* Gomm. B. Le texte cite ici les airs de musique créés par les fondateurs des sii premières familles impériales et conservés par les Tcheou, Les deux premiers sont ceux de Hoang-ti , et ne forment ici (|a*une seide musique. Le troisième est du temps d'Yao. Le Ta-chao est dtt temps de Chun: ce nom indique que Chun pouvait continuer Yao. Le Ta-hia est I uir d*Yu , après ses grands travaux de dessèchement; cet air indiquait que la vertu dTu avait exalté lempire du milieu. Le Tahou est Tair de Tchîng-thang, qui gouverna le peuple par la clémence et éloigna les mauvais sentiments. Le Ta-wou est celui de Wou-vang ; il indique que ce prince attaqua Cheou pour détruire ses malversations.— Le père Âmyot a donné, dans son traité de la musique chinoise, ode interprétation un peu différente des noms de ces différentes danses. — Je suis ici le comm. B.

' Ainsi que l'explique le comm. B , les six tons parfaits ou mâles se rapportent au principe mâle, et lés six tons imparfaits ou femelles se rapportent au principe femelle. Ce comm. dit que ces douze tons sont

produits par des tuyaux de cuivre. Hoang-ti se servit de tubes de bam-

pautés, pour harmoniser les populations, pour bien accueillir les visiteurs étrangers , pour appeler les hommes âoignés, pour mettre en action toutes les créatures qui se meuvent ^ " Os classent les différentes sortes de mélodies, pour les sacrifices spéciaux offerts aux trois ordres d'esprits^.

On joue avec Tinstrument sur le pranier ton parfait Hoang-tchong ; on chante sur le premier ton imparfait Ta4iu; on exécute la danse Yun-men, pour les sacrifices offerts aux esprits de Tordre céleste ^.

boQ, et Tasage des tayaox de ccîvre pour mesurer les tons, ii*a tout au plus existé que sous les Hau. Le premier ton est le Hoan^-tchong, qui est produit par un tuyau de -j^ de pied. Les autres tons sont produits par des tuyaux de longueur décroissante. Voyex le mémoire d*Âmiot sur la musique des Chinois. On doit observer que, depuis longtemps, la série complète de ces tons parfaits et imparfaits a cessé d'être habituellement employée. Les Chinois ne se servent, dans leur mélodie musicale, que de cinq notes appelées Koang, Yu, Tehê, Kio, Oumg, lesquelles correspondent dans notre gamme à fa, ré, ut, la, $oL Les notes mi et ti produisent des intervalles de demi-ton qu'ils suppriment généralement. Voyez le premier volume de THistoire de la musique, par Adrien de La Page, chapitre des Modes chinois.

' On lit dans le chapitre Chun-tieik {Chou-king) : Lorsque Ton frappe en mesure sur la pierre, tous les animaux sont disposés à ia danse; tous les hommes sont d accord.

* Comm. B. Ils appliquent à chaque sorte de sacrifice la mélodie de Tune des six races impériales. -* Comm. C. Ils appliquent la mé* lodie ancienne ou moderne, suivant Tordre des esprits qui sont honorés. — Le texte répète les noms spéciaux des sacrifices offerts aux esprits de Tordre terrestre, aux esprits de Tordre humain, aux espritt de Tordre céleste, comme à Tartide. du grand supérieur des cérémonies sacrées , liv. xtiii.

^ D'après le comm. B, le ton Hôang-tckong ^ fà, premier des tons

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