LIVRE XXII
13 On joue avec llnstrument sur le deuxième ton parfait
TorUo; on chante sur le sixième ton imparfait Yng4chong;
on exécute la danse Hien-tche ou autrement Ta-hien , pour
les sacrifices oiTerts aux esprits de Tordre terrestre^.
On joue avec Tinstrument sur le trmsième ton parfait Koatsi; on chante sur le cinquième ton imparfait Nan lia; on exécute la danse Ta^chao, pour les sacrifices offeils aux quatre objets éloignés^.
15 On joue avec rinstrument sur le quatrième ton parfait Joaî'pin ; on chante sur le quatrième ton imparfait Han- Ichong; on exécute la danse Ta-hia, pour les sacrifices offerts aux montagnes et aux rivières ^
mâles oa parfaits, était marqué en frappant la cloche, rinslrument principal qui ouvrait les concerts. Le ton imparfait ou femelle concordant pour les voix, était ie Ta-lia, (a dièze.
Je joins ici l*écheUe des six tons parbits et des six tons imparfaits, d après Araict» en prévenant qu'elle a été ckangée sous les difle* rentes dynasties.
I flMM^-ieAéii^. f«. 5 J(*n<«i.... k. 9 l-Ué otdièM.
9 Ta-lim fa dike. 6 Tdiomy-liu, Im àiimt. loiVan-Zw.. ré.
3 ra-(M...... toi. j Joui'pU.,. fî. 11 WwÊ-j,.. rédiéie.
i Kia-4ekom^.,. toi dièse. S UnrtclMmg, jt. it Yag-tekowf. inî.
^ Les éditeurs expliquent que la mélodie, dans les sacrificesaux esprits de Tordre terrestre , a pour base la série des tons imparfaits. La terre préside à Tachèvement, à la perfection des choses. On emploie donc , dans les sacrifices de cette nature, le dernier des tons imparfaits Ywf 'ichong, et on part du deuxième ton parfait.
^ Comm. B. Les quatre objets éloignés désignent, en général, les cinq monts sacrés, les quatre montagnes des frontières, les quatre lacs sacrés. On y joint aussi les esprits des quatre étoiles appelées Ssi'4chong, préposé au milieu, Ssé-ming^ préposé à Tordre suprême, Pong-clù, maitre du vent, ïu-chi, maître de la pluie.
* Comm. B. Le ton Haui-tckong est aussi appelé Lin-ichong, C'est fè quatrième ion imparfait, ou le huitième ^ans Técheile de douxe.
32 TCHEOULI.
On joue avec rinstrument. sur le cinquième ton parfait î'tsé; on chante sur le troisième ton imparfait Siaoliu^; on exécute la danse Tahou, pour les sacrifices offerts à Tancienne mère^.
16 On joue avec rinstrument sur le sixième ton parfait Wqu^hé ; on cbante sur le deuxième ton imparfait Kiaichong; on exécute la danse Tawou, pour les sacrifices offerts au premier ancêtre^.
17 En général, on règle les six sortes de musique par les .cinq notes bu intonations : on les développe par les huit espèces de sons*.
is En général , voici comment on emploie les six sortes de musique^ Il faut un seul changement de mélodie pour
' Comm. B. Le Siao-Uu est aussi appelé TckonyMu.
' Comm. B. L ancienne mëre désigne Kiang-youen, inère d*Heoutsi, mioistre d'fu, et premier ancêtre de la famille Tcheou. .
' Heou-tsi, comme disent les éditeurs.
Les éditeurs fout au fol. 1 2 TobserYalion suivante , qui s*app]ique aux six alinéa précédents:
Les deux expressions Tseou, jouer d'un instrument, et Ko, chanter, désignent, chacune, une action distincte, et ne peuvent se prendre . Tune pour 1-autre. F>a première indique qu*on touche d^un instrument, sans chanter. Ainsi, on lit dans l'article du maître des cloches (Tchong-clii) , qu il joue lair Kicou-kia avec la cloche; on lit à Tarticle du maitre'dès orgues [Seng-chi)^ qu il fournit la mélodie de ses orgues et cloches, etc. On marque un ton ou Lia sur Tinstrument, et on règle Taccord sur ce ton , sans voix d'homme. Si Ton chante un air avec fës paroles, alors une prrsoane accompagne avec la guitare, ou bien plusieurs pérsonaes produisent des sons Yn, avec les diverses sortes d'instruments. Toutes suivent les modulations de la voix qui chante et qui règle Taccord.
Ainsi, dans le premier exemple, fol. 1 1 , quand on joue sur les ins