‹ Le Tcheou-liChapitre 173 sur 335 · LIVRE XXXV · texte numérisé non relu

LIVRE XXXV

campagnes. Alors on estime surtout le mérite de la colture. On contrôle l'emploi des forces ^

Secondement, les punitions de Tannée. Alors on estime surtout Tordre du conmiandant. On contrôle Texactitude avec laquelle il est observé ''.

Troisièmement, les punitions de district. Alors on estime surtout la vertu. On contrôle la pratique de la piété filiale ^.

Quatrièmement , les punitions des officiers. Alors on estime surtout la capacité. On contrôle la gestion de Temploi^

Cinquièmement , les punitions de la capitale. Alors on estime surtout Tattention soigneuse. On contrôle la violence ^^.

* Comm. Wang-yng-tien» Les campagnes, comprenneât toutes les terres, depuis la capitale jusqa^au dehors. Le peuple des campagnes doit exécuter tous les traranx qui exigent on grand nombre de bras. Il doit labourer, semer, creuser les canaux, faire les chemins, fonder les murs, trancher les terres. On doit contrôler la n^anière dont il exécute ces travaux , lui appli((uer des punitions, exiger remjdoi des forces.

^ Comm. B et Ho-kiafhsin.

' Suivant le comm. B, cette expression, la vertu, embrasse six vertus principales, mentionnées à Tartidc du deuxième ministère, directeur des multitudes, Ta-ul^ou.

' Éditeurs. A Tartide du Ta-Uai ou grand administrateur, premier ministre, les punitions des ofliciers s'appliquent au contrôle des titulaires des offices. Ici, les mêmes punitions s'appliquent au contrôle du peuple. Donc elles sont appliquées aux hommes du peuple, attachés à Tadministration supérieure.

>* Le comm. B, au lieu de ^S Pao^ violence , lit ^^ Kong, respect eitéricor. Cette correction ne parait pas adoptée par les éditeurs.

310 TCHEOOLI.

^ Dans k prison centrale, Yown4ou» il réunit et instruit les hommes démoralisés, oa épuisés par le viee ^

En général» il place tous les malfaiteurs dans la prison centrale, et leur répartit les travaux obligatoires. Il les humilie par la peine de la manifestation publique \

Ceux qui peuvent être corrigés , retournent dans le royaume du milieu (dans leurs arrondissements et cantons). Pendant trois ans, ils ne sont pas classés parmi la population ^. Ceux qui ne peuvent être corrigés et qui sortent illicitement de la prison ^, sont mis à mort.

Par la présence des deux parties agissantes, il empêche

Ceux-ci expli<{ueDt que les punitions delà capitale, s^appliqneot aux DQialversations des officiers, aux violences du peuple, au mépris que des familles puissantes montrent pour la justice.

' Comm. B et A. Youen'îoa est le nom de la prison centrale. On y réforme les hommes dépravés, désobéissants, qui éprouvent une sorte d'épuisement moral , parce que Ton n*a pas compassion d'eux.

* Comm. B et C. Il prend èbux qui ont violé les lois sans excuse. Il écrit leurs délits sur un grand tableau , et le place sur leur dos. Cette punition est seulement infamante, et moindre que les cinq grands châtiments.

Éditeurs. Il désire amener leur repentir par Temprisonnement. Il désire les rendre laborieux, en les astreignant au travail.

' Comm. B. A Tarticle den préposés à la prison, &e-^oaeii> il est dit : tPour les délits de première classe, on rdâehe après trois ans. Pour les délits de deuxième dasse , on relAche après deux ans. I^sor les dé» lits de troisième classe, on relâche après un an. •

Comm. B et fVang-ngaitehi. Pendant trois ans, on ne ciassj pas les libérés suivant leur âge, parmi le reste de la population. Après ce délai , ils reprennent rang dans le classement.

Selon Wang-ngan'eki, il y a d'abord trois blâmes adressés aux hommes désordonnés, ensuite trois punitions; enfin il y a remprisonnement.

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