LIVRE XXXV
les discussions litigieuses du peuple. Chacun des adversaires apporte à l'audience le faisceau de flèches. Ensuite H les juge '.
9 Par les deux doubles de racte» il empêche femprisounement des hommes du peuple^. Chacun des adversaires apporte trente livres d'or on de métaP. Trois jours après cet apport, il les convoque à Taudience. Ensuite il les juge».
« Par la belle pierre, Kia-chi^, il rectifie les hommes démoralisés.
^ Gomm. B. Sortir signifie ici s*échapper, s*enfuir.
^ Gomm. B. Chacun prend ainsi la flèche pour emblème de la rectitude de ses intentions. Celui qui n'apporte pas le faisceau de flèches avoue lui-même son défaut de rectitude. — Autrefois, par arc , il ]f avait cent flèches réunies en faisceau.
' Gomm. B. Chacun de ceiix qui sont emprisonnés doit remettre Tacte qui est le sujet du procès criminel. Ainsi il y a deux doubles de cet acte.
^ Comm. B. Chacun prend lor pour emUème de sa fermeté. Le Kiun correspond à trente livres.
* Comm. Ou'ching. Il faut distinguer ici le procès ordinaire, Soungp et le procès criminel , Yo,
Comm. Wang-yinfj'tien, Quand les deux individus sont présents, on ne peut difilérer Taccusation. Quand les deux doubles de Tacte sont présentés , alors le trompeur ne peut échapper. Par 1 apport du faisceau de flèches, des trente livres d*or ou de métal, on indique la sincérité du cœur. Toutes ces dispositions préliminaires concourent a empêcher les procès, les emprisonnements. — Les pauvres gens ne peuvent donner les trente livres de métal « le faisceau de flèches ; alors ils viennent frapper sur le tambour placé à la porte du palais, pour demander justice au souverain. Il j a aussi la pierre couleur de poumon, Fci-chi, qui est accessible aux misérables. — Voyei plus bas.
*Gomm. B. C'est une pierre veinée; on désire que les individus
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Ed général, tous les hommes du peuple qui ont commis des crimes ou des dâits « qui n*ont pas encore ré^é leur conduite sur les lois , et qui nuisent dans les arrondissements et les villages, sont garrottés aux pieds et aux mains et assis sur la belle pierre , Kia-cht Vis travaiUenl sous les ordres du ministre des travaux , Ssé-kong ^.
Pour les délits graves, le coupable est assis sur la pierre pendant treize jours, et fait la corvée pendant une année. Pour les délits moindres d un d^;ré , il est assis pendant neuf jours, et fait la corvée pendant neuf lunes. Pour les délits moindres de deux degrés , il est assis pendant sept jours , et fait la corvée pendant sept lunes. Pour les délits moindres de trois degrés , il est assis cinq jours, et fait la corvée pendant cinq lunes. Pour les délits inférieurs , il est assis trois jours , et fait la corvée durant trois lunes. On enjoint aux hommes des arrondissements et des villages de garantir son travail. Alors on lui fait grâce , on le relâche*.
vicieui se repentent et s'améliorent, en considérant la disposition régulière des veines de cette pierre. On la place à gauche de la porte de l'audience exiérieure.' — ^Voyei rarticic du prévôt d'audience, pour cette pierre , et pour ia pierre couleur de poumon , Fei-chi»
' Comme B. Après qu'ils ont été exposés pendant un jour, ils eié cutent les diverses sortes de travaux manuels.
' Comm. B. Quand le temps du travail forcé est fini on enjoint aux hommes de Tarroudissement , de garantir le travaU du condamné. Alors on le relâche, on lui fait grâce.
Comm. Wang-affan-cki Celui dont le travail n est pas garanti n'est pas relâché, n'a point sa grâce.
Éditeurs. Il but observer que le texte dit ici : ^ J/ji« garantir le travail, et mm "jS Pao, garantir la moralité. La garantie de mo-