LIVRE XXXV
10 Par la pierre couleur de poumon ^ , il met eo évidence
les misérables.
) 1 Tous les individus isolés et sans soutien ^ , vieillards ou enfants, demeurant près ou loin de la cour^, qui dési* rent avoir recours à i autorité supérieure, et que leurs chefs administratifs ne mettent pas en évidence, se tiennent debout à la pierre couleur de poumon. Après trois jours, le prévôt entend leur plainte. Il en fait rapport à lautorité supérieure, et punit le chef administratif des plai* gnants^.
raiité est solidaire entre les groupes de cinq familles , tandis qu ici la garantie du travail , est répartie entee les mille cinq cents habitants d*un même arrondissement. La garantie de moralité s'applique aai fautes accidentelles, aux vices qui ne sont pas encore formés. Cinq lamilles peuvent exercer entre elles ce genre de sarveillance. Mais, quant aux individus dégénérés, qui ont subi l'exposition etTemprisonnement, leurs fautes sont complètes, leur méchanceté est achevée. Ils peuvent chercher à s*enfuir, et ue pas se repentir. Leur surveillance ne peut être confiée à de simples cultivateurs. On ordonne donc aux officiers de garantir leur travail. Les chefs des communes et des villages sont chargés de les battre , de les cbâtier. Ils en sont responsables; et, si le libéré ne se corrige pas, ils le battent, le fouettent. — A la fin de la garantie, s'il est incorrigible, il peuvent le renvoyer au chef d'arrondissement, et l'expulser de la commune.
' Comm. B. C'est une pierre rouge; on les y fait asseoir, pour leur apprendre à montrer un ccpur ronge (un cœur sincin) , et à ne pas recourir au mensonge pour invoquer l'assistance de TadministratioD.
* Comm. C. On ne demande pas s'ils demeurent dans le royaume impérial ou au dehors.
^ Comm. B. Les individus sans appui, sont ceux qui n'ont pas de frères; les individus isolés sont ceux qui n*ont ni fils ni petits-fils.
* Comm. B. Le mot aatorM iv^riian désigne ici l'empereur et les six ministres. L'expression chrfs administratifs désigne les princes feu-
12 Au joar heureux de la première lune» il coaunenoe la concordance des loùpénales, et les publie dans les royaumes et principautés, arrondissemento et cantons^. 11 suspend les tableaux des lois pénales « au lieu consacré pour leur exposition^. Il ordonne au peuple d'examiner le tableau des peines. Après dix jours, il les rassemble.
Lorsqu'on fait la grande cérémonie du sermeut» entre les princes et l'empereur, il s'approche de l'écrit qui reproduit les serments prononcés , et le dépose au trésor céleste'. Le grand annaliste, l'annaliste de Tintérieur, le chef des comptes généraux , ainsi que les six chefs supérieurs des ministères , reçoivent tous le double de cet écrit et le conservent en dépôt.
is 11 régularise, par les constitutions olficidles, les affaires criminelles qui concernent les princes feudataires. il décide, par les règlements d'ordre officiels, les affaires
dataires ainsi que les préfets qui administrent les districts intérieurs et extérieurs du royaume impérial.
Comni. Ngo-yang-Jnen. Le prévôt mentionné dans ce passage est le prévôt de i*audience impériale , Tchao-sse. On lit, à Tarticle de cet officier : « A droite est la pierre couleur de poumon , par laqudle il connaît les misérables.»
* Éditeurs. Tous les ans, on fait concorder et Ton publie les lois pénales, à cause des modifications qui ont pu y être introduites; et aussi , parce que la situation des royaumes feudataires a pu changer.
^ Cest un lieu voisin du palais où Ton expose les lableaui des lois et règlements. Voyez les articles du Tai-tsaî, fol. 46 > du Ta-isé-ioâ, fol. 39
' Comm. C. L'empereur et les princes se lient par des paroles sacramentelles. — Comm. B. Le trésor céleste est le dépôt de la salle des Ancêtres.