‹ Le Tcheou-liChapitre 178 sur 335 · LIVRE XXXV · texte numérisé non relu

LIVRE XXXV

19 Par les cinq sortes de puBitioos , il examine les affaires criminelles du peuple. Quand il a recours au châtiment, il le dit avec bienveillance. Il ne juge l'affaire qu après dix jours ^. Alors il lit la sentence écrite "^^ puis il applique la loi.

20 Tous les hommes titrés, toutes les femmes titrées^, ne comparaissent pas en personne pour affaire criminelle ^.

Lorsque des alliés du sang impérial sont criminels, ils ne sont pas punis sur la place publique ^^.

21 Par les cinq sons , il examine les affaires criminelles. Il

et les chefs dTarrondissement oot la face au nord, parce qu'Hs sont à la tète du peuple. Les officiers des divers services, sont â i orient et à Toccident du prince.

' Même comm. On aide Tintention du souverain avec les opinions de la masse. On ezamÎDe les diTerses opinions, et on ies soumet au souverain ciont le sentiment dmt prévaloir.

* Comm. B. Wt. Pi a ici le sens de jHr Totton décider. Voyez, pour les cinq sortes de punitions , Tarticle précédent.

Comm. Wang-tchi-tehang. La grandeur de la peine est proportionnée à la gravité du délit. —* Le juge espère qu'il y aura encore quelque cause de grâce. Pendant dix jours, il s'occupe activement d'examiner de nouveau Tafiaire, de chercher des éclaircissements.

^ Éditeurs.

* Comm. B. Ceci désigne les dignitaires, les officiers supérieurs et leu«Y femmes.

' Obs. de l'éditeur. Le prince d'un royaume ne comparaît pas devant le juge pour affaire criminelle; il délègue un préfet qui le remplace. Si un préfet est sous le coup d'une accusation criminelle, il ne comparait pas non plus. Il doit se faire remplacer par un de ses proches , comme son fils , son frère.

'^ Comm. B. On lit dans le Lùki, chap. fVetMoanj'chi'tseu : On les punit en secret, et loin des regards du. public. Par là, on veut d'une^

cherche les sen limon Is réels des individus accusés. Ces

moyens d'investigation sont :

Premièrement, Texamen des paroles K 32 Secondement, Vexamen de la couleur ^.

Troisièmement , Texamen de la respiration ^.

Quatrièmement , lexamen des oreilles ^.

Cinquièmement, Texamen des yeux^.

23 Par les huit rc^ements spéciaux, il complète les lois de rÉtat. Il y ajoute les peines et les châtiments ^.

Ilya:

Premièremenjt, le règlement de délibération sur les alliés de l'empereur "^^

part, les faire repentir de leur crime, et de Tautre sauver Thonneur de la famille impériale.

Éditeurs. Aux articles desgarrotteurs, des exécuteurs, Tchanj-thsieou, Tchaitg-lo, il est dit que les alliés de Tempercur sont punis , et tués par rînteodant du domaine impérial.

Comm. Wang-ngonrchi, Par honneur pour les personnes titrées, on ne les faisait pas comparaître en personne. Par amour pour les alliés du sang impérial , on les dispensait de l exécution sur la place publique. A cela se bornait la tolérance. Car on ne pouvait troubler le court de la loi , à cause des circonstances particulières.

^ Comm. B. Si Taccusé n*est pas sincère , ses paroles sont embarrassées.

* Comm. B. Si Taccusé n*est pas tincèro, il rougit.

' Comm. B. Si Taccusé n est pas sincère , il respire avec peÎQS.

^ Comm. B. Si Taccnsé n est pas sincère, il se trouble en écoutant le juge.

^ Comm. B. Le juge examine la prunelle des yeux de Taccusé. Si celui-ci n'est pas sincère, ses jeux sont ternes.

Comm. B. Sur ces cinq moyens d'investigation, le premier, /oiul^ sur Vexamen des paroles, est le seul qui se rapporte au son ; cest pour abréger quon les appelle collectivement les cinq sons.

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