‹ Le Tcheou-liChapitre 181 sur 335 · LIVRE XXXV · texte numérisé non relu

LIVRE XXXV

la grâce ^; et, d'après ce qae le peaple dit, il applique les peines supérieures ou les peines inférieures ^

Lorsqu'on fait le grand contrôle général, il inscrit le dénombrement du peuple, en conunençant l'enregistrement des individas, à partir de la pousse des dents ^. Il le remet au chef du trésor céleste. L*annaiiste de Tintérieur, le chef des comptes généraux, le grand administrateur, en ont des doubles, et s'en servent pour régler les dépenses de rÉtat.

titue la culpabilité ou la non-culpabilité. — Voyez, plus bas, le sens de ce terme, aux articles des prévôts de district et suivants.

' Comm. B. L'exécution n*a lieu que lorsque les trois enquêtes constatent le délit, et font reconnaître si Taccusé est coupable ou innocent.

* Comm. B. Si le peuple dit : « Tuez. • Le sousf réposé aux brigands tue; si le peuple dit : t Faites grâce; » alors il fait grâce.

^ Comm. D. Lorsque le peuple pense qu on doit exécuter le coupable, on applique sans incertitude les peines supérieures. Lorsque le peuple pense qu il faut gracier, on n'accorde pas la grâce pleine et entière. Seidement, on applique les peines inférieures, qui sont moindres que les premières.

' Comm. B. Le corps de Tenfant est formé lorsque ses dents poussent, ce qui a lieu pour les garçons à huit mois, pour les filles à sept mois. Alors on les inscrit sur les rôles de la population.

Comm. l'fo. Tous les trois ans, les préposés au peuple [Ssé-min], font le grand contrôle. Ils déclarent le chiffre de la population au ministre des châtiments, ou à son suppléant, le sous-préposé aux brigands. Voyez rarticle du Ssé-nm et aussi celui du chef du tré.ior céleste, Thienrfou,

Comm. lVang'ngan-<ki. La plupart des ccntraventions peu importantes, dérivent de la pauvreté. La pauvreté du peuple est liée avec la pesanteur des charges et des impôts. Gelle-ci est liée avec le vide des ressources de rÉtat. En conséquence, le ministre des châtiments est

2s Dans les petits sacrifices, il présente la victime de Tespèce chien. Tontes les fois qae Ton sacrifie aox cinq souverains célestes, il remplit d'ean la marmite sans pieds ^< Lorsqu'on amène la victime, il fait encore de méme^c

29 S'il y a une réception de grand visiteur étranger, il précède Tempereur et écarte les importuns. Aux funérailles de rimpératrice, du prince héritier, il agit encore de même ^.

S'il y a un petit commandement de troupes^, il assiste à regorgement de la victime ^.

I n général , dans toutes les grandes cérémonies offi-

chargé de présenter le chiffre de U popuIatioiL Alors, rannaliste de fintériear, le chef des comptes généranx , le grand administrateur premier ministre, règlent, d*apris ce chiffre, les dépenses de TÉtat

^ Comm. B. On lave, on enlète avec de Teau chaude, les poils de la -victime taée.

^ Conmi« Lxeouyru La première opération se rapporte au nettoyage du corps de la victime. La seconde se rapporte à sa cuisson. Il remplit également d'eau , la marmite ^ans pieds, où les chairs doivent houiilir.

' Comm. C. Il est dit» plus bas, que le prévôt-chef éloigne les iraportans du (^alais impérial , lorsqu*un prince vient en visite. Le souspréposé aux brigand? remplit la même fonction , quand il y a, à Tintérieur du palais, un banquet dans la salle des Ancêtres , ou une collation dans les appartements particuliers. Il chasse aussi les importuns, aux funérdilles de Fimpératrice ou du prince héritier, lorsque Tempereur se rend à la salle des Ancêtres.

^ Comm. B. Une réunion de troupes non conunandée par Tempereur en personne.

^ Éditeurs. Cest la victime offerte au génie du lieu où campe Tar* mée.

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