‹ Le Tcheou-liChapitre 19 sur 335 · LIVRE XXII · texte numérisé non relu

LIVRE XXII

bourin de Fesprit céleste, on joue de la flûte faite en bam^ bon rejeton , on pince les harpes et guitares Kin et Ché du mont Kiong-sang, on exécute la danse Hientche, est celle qui est jouée au solstice deté, sur le tertre carré situé au milieu du lac. Lorsque Ion fait huit changements d'airs, en exécutant cette musique, alors tous les esprits de la terre sortent; on peut jouir de leur présence et leur rendre les hommages consacres. En général , la musique dans laquelle 1^ ton Hoangichong module en Koung , le ton Ta4iu module en Kio, le ton TaUo module en Tche, le ton Yng^tchong module en lu, dans laquelle on frappe le grand tambour, le grand tambourin, on joue de la flûte faite en bambou du noi d , on pince les harpes et guitares Kia et Ché du mont Long-men, on exécute la danse Tachao, est celle qui est jouée dans la salie consacrée aux ancêtres. Lorsque Ton fait neuf changements d airs, dans Texécution de cette musique, alors les esprits de Tordre humain sont attirés; on peut jouir de leur présence et leur rendre les hommages consacrés ^.

' Les mots hong, hio, iché, ia> désignent ici ce que nou6 appelons la Ionique, la tierce, la quinte, la siile. Voyez, à la page suivante, ce qne dît le comni, B. On trouve des combinaisons auaiognes applî* quées aux Lia, dans le mémoire d'Amiot.

Le texte indique que le ton varie dans les trois genres d^!^ sucrifices, selon le rang des esprits. M. Vincent, qui m'a expliqué ce passage, a découvert un rituel néo-païen du xv"* siècle, qui présent de même de chanter sur des tons différents les hynuies adressés aux dieux supérieurs et inférieurs. Toyez le n* 76 du journal LlnsMui, 2' section. ibli7.

^ Comm. B. Leiiu Fo«en-(dkoi|g.est identique avec le liii Kia-tchong, soïdièze. — Le bambou solitaire est le bambou qui croit seul. Le bambou rejeton, Snn-fcikott,ost le produit d'un tronc ou d'une branche. —

36 TCHEOULi.

33 Voici comment le grand directeur de la musiqae agit dans toutes les drconsiances oà Von fait de la musique. Lorsqu^on doit offrir un grand sacrifice, il suspend la veille les instruments, et aussitôt il les exanune d'après le son^

Lorsque Tempereur entre dans la salle des Ancêtres^ et lorsqu'il en sort, alors il ordonne de jouer Tair Wanghia. Lorsque le représentant de Tancétre entre et lorsqu'il

Le bamboa do Nord esl celui qui pousse ao nord des montagnes. — Youtii'lko esl un nom de montagne comme Long-men et Kiong^sang. — A la fin de 1 alinéa, il y a une faute dans le texte. Au lieu de Kieottchao, il faut Ta<hao.

Gomm. C. Pour honorer le ciel, on choisit un lieu élevé. Ainsi Ton exécute la cérérooni^ au-dessus de la terre. Pour honorer la terre, on choisît un lien has. Ainsi Ton exécute la cérémonie an milieu d*on lac ou d'un étang. — Tinu/hkisov , la colline ronde , désigne le lieu de la banlieue oit Ton sacrifie.

Gomm. B. Dans la gamme dérivée de Koung, fa, le ton kio, la, est trouble; les tons Tcke et Ya, ut, ré, sont clairs. (C*est-à-dire, la tierce est dissonante; la quinte et la sixte sent consonantes.) On n*em|doie pas Chang, sol, dans la musique des sacrifices, parce que cette note est dure, et que les sacrifices ne comportent que des tons liants et doux.

Éditeurs. Le texte a indiqué plus haut le classement des différentes mélodies pour les trois sortes de sacrifices. Il a parié de la combinaison des différents tons parfaits et imparfaits. Ici , il décrit lemploi des différents tons, notes, instruments, qui conviennent aux trois sortes de sacrifices. Sur les huit sortes de sons produits par les huit matières premières , le texte n'en nomme que trois, le son des tambours et tambourins, celui de la flûte, et celui de la harpe combinée avec le chant On doit comprendre qu'il nonune seulement les genres de sons les plus remarquables. — Le nombre des changements d^airs est plus considérable ici que dans le paragraphe précédent, parce que Ton invoque successivement tous les esprits de chaque ordre.

Suivant le comm. B, foi. s4, ce long passage est la suite du paragraphe précédent où les maîtres de musique marquent la mesure et

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