LIVRE XXa
CHBr ou MAiTBB DE LA MOSIQOB {yO-CHi).
11 8*occupe de la direction de la musique otticidle du royaume , et enseigne les petites danses aux fils de TÉtat^. *i Parmi les danses » fl y a la danse de la pièce de soie à couleur variée, la danse de la plume, la danse du Fonghoang^ la danse du guidon à queue de bœuf, la danse du bouclier, la danse de Thonmie''.
* Remarque générale des éditeurs. — Depuis le oommenoement de cet artide jnsqu^à la phrase : Ils enseignent les danses musicales , fol 5 , le texte décrit renseignement dans Téoele de perfectionnement, le Tching-ldttn. Depuis le passage relatif aux six Liu parfaits et aux six lia imparfiûts, aux cinq notes et aux huit sons, le texte déerit Tusage de la musique pour rendre hommage aux génies supérieurs. Enfin « la dernière partie de Farticle , depuis le fol. 33, expose les fonctions spéciales du grand directeur de la musique
' Comm. C. Les noms des petites danses sont mentionnés plus bas.
Comm. B. Il commence à enseigner les danses aux jeunes enlants des dignitaires élevés à la cour, sous le nom de fils de TÉtat. D*après le chapitre Neï-isé du Li-ki, les âèves de Técole impériale dansent, à treize ans, là danse Cho, k quinze ans, ia danse Siang, à vingt ans, la danse Ta-hia.
* Comm. B. On tient, dans cette danse, une plume aux cinq couleurs , comme celles de loiseau divin Fea^-Wiijr.
^ Comm. B. Ce dernier nom indique que les danseurs ne tiennent aucun objet en dansant. Ils règlent leur contenance en renfermant leurs mains dans leurs manches. On exécute , avec la plume , la danse en llionneur des quatre régions; avec le bouclier, la danse en Thonneur des montagnes et des rivières; avec la plume du Fong-hoang, la danse des époques de sécheresse. Enfin , la danse de Thomme s exécute dans les solennités de la salie des Ancêtres.
Editeurs. Les six dénominations ici rapportées comprennent k la fois les grandes danses et les petites danses. Quand les élèves s'exercent
«2 TCHEOU-Ll.
49 II enseigne les rè^es de la musique. La marche ordinaire est réglée par Tair Ssé-hia. La marche accélérée est r^ée par Tair Tsai-Ui. Le mouvement des chars est réf^é par les mêmes airs^.
4% Pour tourner sur soi-même , pour saluer, la mesure est marquée par la cloche et le tambour^.
45 En général , lorsqu*on fait le tir de l'arc, on marque la mesure des temps pour lempereur, par Tair Tseou-ju; pour un prince feudataire, par Tair Li-cAeoa; pour un préfet, par Tair 7iai-pm;pour un gradué, parfair Tsm-fan^.
4S En général, lorsqu*on fait de la musique, il s^occnpe de la disposition des instruments et règle Texécution musicale*.
aune seule daase, cela s'appelle la petite danse. La graude danse se compose de plosieurs petites danses réunies ensemble et accompagnées dtt son des instramenis. Le ckelT de la musique s'occupe donc spécialement de l'enseignement des petites danses.
^ Comm. A. Ssi-kia et Tsaî-isi sont des noms dVirs spéciaux. Lorsque le prince marche, on marque la mesure de ses pas par Fair Sêé-hia. Lorsqu'il doit presser sa marche, on règle cette i^ccélératîoD par Tair Tsai-tsi. C'estainsi que maintenant , sous les Uan , dans le grand collège impérial Ta-Aio> quand on sort après rétnde,on hat la mesure sur le tambour. — On règle de même le mouvement des chars.
Éditeurs. Ces règles de mouvement s appliquent, uon-seulement au souverain, mais aussi aux jeunes gens élevés à lu cour sous le nom de fils de rÉtat C'est à eux que s'adresse spécialement renseignement du chef de la musique.
' Éditeurs. Cest la continuation du passage précédent. Il s agit donc encore des fils de l'État. Suivant le comm. A et la giose, ceci se rapporte aussi à lempereur. On marque le momcni où celui qui marche doit tourner sur lui-même , le moment oi'i celui qui va recevoir un étranger doit le saluer.
* Comm. B. Les airs Tseou-yu, Tsaï-pin, rsaî/ai» correspondent à