LIVRE XXXVIII
la tablette {Tsong)^ en forme de moyeu» avec rétoffede
soie brochée ou à couleurs mêlées; la tablette (floo), à
larges raies , avec Tétoffe de sde brodée aux cinq couleurs;
la demi-tablette de ceinture [Hoang)^ avec TétofTe de soie
blancbe et noire. Ces six sortes d*objets précieux servent à
représenter, à la fois, Taffection exprimée par les princes
feudataires, et {a cause qui les amenée
99 S'il y a des morts nombreuses dans un royaume, alors
il ordonne de Taider, de contribuer aux funérailles ^.
Si un royaume éprouve une calamité , une disette , alors
il ordonne de le secourir, de rapprovisionner \
les ràiles d*infbnnfttions,dit: la peau et le cheval, peavent ètresubttitnét Tun k Fautre. La pe^a, dUgne une peau de lîgre, oa de léopard.
' Comm. C. Un cheval, une peao de tigre on de léopard, ne sont pas, en principe, des objets de la nature des soieries, S^ pu liais, comme ils sont offerts simultanément avec les soieries, le texte les comprend avec celles-ci, dans one dénomination générale. — Tai traduit ^& pi par c présents précieux • « pour rendre le texte pins inteliigiUe. Ce caractère a d^aiilenrs souvent le sens d'objet précieux.
« Gomm. D. Le texte dit jf^ ^^ «amouri, pour indiquer ceux q[ui viennent transmettre des sentiments d'affection. Il dit Jgt hou
c cause, sujet • , pour indiquer ceux qui viennent pour affaire. — Ttong désigne une tablette ronde a Textérieur, et percée d*nn trou octogone, comme on moyeu. — ^oo désigne une tablette avec des raies, comme cdles qui sont sur la peau d'un tigre*
^ G)mm. A. On secourt les familles , qui ont k faire des funérailles. On leur fournit ce qui leur manque. — Voyex l'article du supérieur des cérémonies sacrées, Tsong-pé, livre XTxn, fol. i4«
* Comm. D. C'est k ces secours que sont destinés les approvisionnements des arrondissements. On enjoint aussi de transférer le peuple, de faire circuler les denrées d'un royaume à l'autre, pour soulsger la
Si un royaume a un service militaire, ou soutient une guerre, alors il ordonne de le secourir par des fournitures de vivres, par des sacrifices conjuratoires ^
40 SU y a, dans un royaume, une cérémonie de réjouissance, alors il ordonne d^envoyer des présents au prince de ce royaume \
Si un royaume éprouve un désastre, un événement funeste, alors il ordonne dVdresser au prince un compliment de condoléance '.
En général , iJ a la direction des affaires ordinaires, ou imprévues, que comprennent ces dnq circonstances \
n écrit sur un registre, le bien-être et le malaise des peuples soumis à son inspection.
41 II écrit sur un registre leurs coutumes et leurs rites , la gestion de leur gouvernement, la situation de leur ensei-
mis&re publique. — Voyet encore Tartide du sapérieur des cérëmoDies sacrées, livre x?ni, fol. su
1 Comm. B et A. Au lieu de J^^ kao, lises &pt Iroo • récompenses militaires». — Si un royaume a soutenu une guerre d'invasion, il faut réparer ses pertes. Alors, on enjoint aux royaumes voisins de réunir des objets de consommation pour les lui donner. Voyes Tartlde du grand supérieur des cérémonies sacrées, liv. xvni, Toi. 1 6, et un passage du Tehmt-4hêieou^ cinquième année de Ting-kong, oik il est dit: quon (bomit des grains à la capitale du royaume de Tsaî, assi^ée Tannée {iréeédente par Tarmée de Tsou.
* Comm. D. Tds sont les présents adressés, dans ces occasions, par le grand supérieur des cérémonies sacrées. Ce rite s'applique aux familles alliées, et^ux familles non alliées, à fempereur. — On envoie des présents aux ]mnces, pour les mariages , pour les prises de bonnet viril.
* Comm. B. Une inondation, un incendie.
^ Comm. D. On appelle affiure ce qui se prépare. On appdie sujet