LIVRE XXXIX
cier le prince^ qui s^est abaissé à lui faire une visite offidéliée
Le jour suivant, le visiteur $alue, en remerciment des faveurs qui lui ont été officiellement accordées. Aussitôt il se met en marche; il a le même nombre d'approvisionnements qu*à son entrée sur le territoire ^.
Tous les officiers des princes de deuxième , troisième, quatrième, cinquième ordre ^ sont réciproquement, visiteurs étrangers les uns à Tégard des autres; et ils se rendent mutuellement les devoirs de l'hospitalité, conformément à Tofficé qu'ils occupent dans leurs royaumes^. Le cérémonial est le même que le précédent^.
En général , pour tous les visiteurs de première ou de seconde classe, qui viennent des quatre régions de l'empire, le rite spécial et le cérémonial, les allocutions et Tordre officiel, les livraisbns de vivres et de victimes , les offiandes et les présents, sont proportionnés à la dignité
* Comm. TkathkL Le prince a son habillement 4le cour, et se tient hors de la porte extérieure de rhôtelierie, où est Tétranger. Il regarde Forient et s'approche de la chambre placée à Toccident de la porte. L'étranger n*ose ni lui parler, ni le voir. H se retire pour Téviter.
* Comm. B. Au départ, comme à Tarrivée, il a droit à trois approvisionnements, on dépôts de provisions.
Éditeurs. Lorsque Tétranger va partir, il iait un salut, pour remercier de toutes les faveurs qui lui ont été accordées.
* Comm. B. Ceci désigne les ministres, préfets et gradués.
' Comm. lÀ-Jùa-koeL Ainsi, le ministre du prince de quatrième et cinquième ordre, correspond, pour le rang, au gradué do royaume de premier ordre.
* Comm. Tching-njo, Les formules de politesse, les figures du cérémonial , sont scmblaUes à celles qui ont été décrites pour le délégué du prince de premier rang.
de ces visiteurs, en graduant par deux les nombres fixés par Vétlifaetle ^.
sa Le rite doit être le même, pour aller aù-devant de Tétranger et pour le reconduire^.
Lorsque des princes feudataires se trouvent ensemble, chacun indique le rang de sa principauté, et fait une offrande correspondante à ce rang. D'après la valeur de cette offrande, on règle le rite qui lui est attribué.
En général, selon le cérémonial des réceptions, r^é par le grand voyageur, on ne doit pas se tourner vers le levant. On ne cloit pas se tourner vers le couchant On ne doit pas regarder du côté où regarde son hôte. On ne doit pas non plus tourner le dos à l'étranger '.
* Éditeurs. Le texte a décrit plus haut le cérëmooial relatif aux visites mutuelles des princes de même raog« et aux délégués pour informations, que ces princes s*enyoient entre eux. Mais il n^a pas encore parié, de Tétiquette suivie pour les visites'et les informations, entre princes de rang différent. Il expose donc, d'une manière générale, le cérémonial relatif à tous les visiteurs étrangers , et le mode suivant lequel il est gradué, en divisant les princes en trob catégories, comme les officiers supérieurs. Voyez ce que dit le comm. B sur les rites des |HÎnces de rang inférieur au premier rang, fol. i i.
> Comm. B et tVang-ing-tim, On doit accomplir les mêmes formalités dans la banlieue, à larrivée et au départ de Tétranger.
3 Comm. B. 11 y a dans le chinois , Tchao, le matin , Si, le soir, pour dire : Se tourner du côté où le soleil se lève, se conche. L'b6te et l'étranger doivent se regarder mulueUemenU
Couiro. Tcking-ngo. Uhôte a le visage tourné au midi. L'étranger ne doit pas regarder le midi comme le prince qui le reçoit. H loi ré* pond, et a le visage tourné vers le nord. L'hôte ne doit pas tourner le dos à l'étranger, et regarder le nord. — Comm. C. Les chefs d'étiquette déterminent la posture de tous ceux qui prennent part à la réception,