LIVRE XL
^ L'Etat a six classes de travailleurs. Les cent artisans \
sont onnpris dans une de ces classes.
i Les uns s'assoient pour délibérer sur les règles du gouvernement, les autres se lèvent pour les mettre en pratique. D'autres examinent la courbure , la forme , la qualité, pour préparer les cinq matières premières ^ pour différencier les instruments utiles au peuple. D'autres trans-
iH|o des anciens livres, ordonnée par Thsin-ehi-hoang; et ceci explique comment plosiears articles, tels qne celui des peaussiers, celui des fourreurs, manquent, dans le texte qui nous est parvenu. Il est précédé d*une exposition générale qui peut se diviser en sept parties.
Comm. iMt'hi'jre, Le texte primitif de ce mémoire, ne contenait pas les deux caractères ^C *&* TJloBiiy-ItoBaii, ministre de l'hiver. Ceux quiront revu au temps des Han , ont ajouté ,à Tarticle des constructeurs en charpente, Tsiang-jin, différents détails sur le Ming-tang, et sur d'autres pavBlons dépendants du palais impérial. Ainsi , ce mémoire ne contient pas seulement les règlements institués par la dynastie desTcheou.
Les éditeurs ajoutent une longue discussion , pour expliquer le nom de Ssi-kong, attribué au ministre des travaux publics.
^ Comm. B. Ce nom désigne les officiers qui agissent sous les ordres du ministre des travaux publics, et leurs subalternes. Le Sse-kong, ou préposé aux travaux, a dans ses attributions spéciales , la fondation des murs intérieurs et extérieurs; rétablissement des villes et bourgs; la disposition des sdles consacrées aux ancêtres, et des autels consacrés aux génies de U terre et des grains; la construction des maisons et des palais; la confection des chars, habillements, ustensiles, pour le service du gouvernement C*est lui qui surveille les cent ouvriers. Sous Tempereur Yao , sous Tempereur Chun , et auparavant , on rappelait Xbnjffconjf. Voyes le Ckou^ing, au chapitre Ckan-tlen, et le Ssi-ki, au chapitre de la fiunille de Thsou.
Compi. C. Ces six classes sont expliquées dans le paragraphe suivant.
^ Comm. B. Le métal, le jade, le cuir, le bois, la terre.
portent les raretés des quatre r^ons de Tempire , pour en faire des valeurs^. D^autres encore* apprêtent leurs forces, pour augmenter les produits de la terre. Les derniers travaillent la soie, le chanvre, pour les perfectionner.
S'asseoir pour délibérer sur les r^es du gouvernement , c*est ToflEice des princes assistants de Tempereur^. Se lever pour mettre ces r^es en pratique, c'est Toffice des préfets et des gradués. Examiner la courbure, la forme, la qualité, pour préparer les dnq matières premières, pour différencier les instruments utiles au peuple, c'est l'office des cent artisans'. Transporter les raretés des quatre r^ons de l'empire , pour en faire des valeurs , c'est l'office des marchands et des voyageurs étrangers ^ Apprêter ses forces pour augmenter les produits de la terre, c'est l'office des cultivateurs attachés au sol ^. Travailler la soie, le chanvre, pour les perfectionner, c'est l'office des fenmies ouvrières^.
' Éditeurs. Ce terme désigne ici le jade, les pierres précieuses, le vermillon, le vernis , i*or ou les métaui , et Tétain.
^ Éditeurs. Cette expression générale comprend les princes feudataires, et les conseillers impériaux (San-kong) ,({ui ont rang de prince.
9 Comm. B. 11 y a des artisans spéciaux pour chacune des cinq matières premières. Cent est ici un terme collectif.
^ Gomm. B. Ml MC Ckonjf- Im. Cette expression est dans IT-
ling, où on lit : c Au jour du solstice, les marchands, et les voyageurs étrangers (Ckui^-fîn) , ne' marchent pas. »
* Comm. B. Ce sont les trois ordres de cultivateurs, qui reçoivent des lots de terre. — Voyez Tarticle du ministre de la terre et cduî du premier ministre.
* Comm. B. Ceci désigne les femmoi, qui travaillent pour la cour impériale.