‹ Le Tcheou-liChapitre 26 sur 335 · LIVRE XXIII · texte numérisé non relu

LIVRE XXIII

GRAND INSTRUCTBOR (tà-CMI),

i II est préposé aux six tons parfaits. Lia, et aux six tons imparfaits, Thoung, pour combiner les tons du principe mâle et les tons du principe femelle. Les premiers sont les tons Hoang-ichong, ThaS4seùu, Koa'$i,Jcuifin, Lise, Wca-j. Les seconds sont les tons Ta-Ua, Yng4chong, Nan-lia, Hânichong, Siao4ia, Kia-tchong^.

10 II les règle par les cinq notes, Kong (fa) , Chang (sol ) , Kio ( la) , Tche (ut) , la (ré)*. Il les développe par les sons

pores. Ainsi le commenuttear des Han se u^inpe, lorsquii dit que le jeu complet est ainsi nommé parce qo*il réunit des cloches et des King.

< Comm. B. Siao-Un est aussi appelé Tckong4iu. Han4ckong est aussi appelé lMt4chong.

Hoang-ti passe pour avoir inventé Téchelle de ces douze tons qui correspondaient à des tuyaai de bambou, de longueur décroissante. Tai donné , à Tarticle du grand directeur de la musique, le tableau de concordance, établi par Aroiot, entre l'échelle de ces tons et celle de notre gamme européenne. — Le comm. B explique avec de grands développements, le rapport de ces douze tons avec les douze signes équatoriaux. Il discute les longueurs des tuyaux qui les produiserxt. Ces longueurs sont représentées dans le Mémoire d*Amiot, tome VI des Mémoires des missionnaires.

^ Ces cinq notes composent la gamme usuelle des-Chinois. Elles représentent aussi généralement, dans un liu ou ton quelconque, la tonique, la 2* note dû ton, la tierce, la quinte et la sixte. Voyez ce que j*ai dit à Tardcle du grand directeur de la musique, où se trouve la même phrase, fol. 17. .

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des huit matières, le métal, ta pierre, la ferre, la peau,

la soie, le bois, la calebasse, le bambou. 14 II enseigne aux musiciens les six sortes de chants notés

qui sont appelés Fong, Foa, Pi, Hing^ Ya,Song^. n II prend les six vertus pour base de son enseignement.

Il prend tes six tons parfaits pour sons primordiaux^. ]8 Quand il y a un grand sacrifice , il se met à la tête des

musiciens aveugles , et fait monter les chanteurs dans la salle.

Il ordonne de jouer des instruments à vent, de toucher

les instruments à cordes, de frapper les instruments de

percussion^.

l'J II place les joueurs dé flûtes au bas de la salle; il répartit

les instruments de musique. Il ordonne de frapper en

mesure sur le tambour et le petil tambour^. Dans les

grands banquets, il remplit le même devoir.

* Coinm. C. Pong , Ya , Song, sont des noms de chants notés. Ainsi on trouve dans le Chi-kin g , d^ abord le Koue-fotuj , les chants des mœurs nationales, ensuite Siao-ya et Tœya, les ciiants officiels de la cour, Song, les chants funéraires^ Entre ces trois sortes de chants, ii y a les chants variés, Fou, Pi, Hing. Le texte comprend tous ces chants sous la désignation des sii sortes de chants.

' Gomm. B. Les six vertus sont mentionnées à larticle du grand directeur de la musique ( Ta-ssé-yo), La musique doit les inspirer aux hommes. Ces vertus sont la juste modération, Tanion, le respect, la concorde, la piété filiale, Tamitié,

Comm. C. Les élèves doivent principalement s'exercer Ji la pratique. Le grand instructeur souffle dans les tuyaux des Lin,, pour marquer les tons musicaux; il apprend aux élèves à mettra ce^ tor.."; d'accord. L'accord des tons parfaits et imparfaits forme les airs.

^ Comm. A. Ceux qui chantent sont dans la salle d^ la cérémonie. — On fait monter les chanteurs au haut de la salle. On place au bas les instruments a vent

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