‹ Le Tcheou-liChapitre 27 sur 335 · LIVRE XXIII · texte numérisé non relu

LIVRE XXIII

20 Quand il y a un grand tir de Tare, il se met à la tête des musiciens aveugles, et chante les diverses reprises des airs du tir^

Quand il y a une grande réunion de troupes commandée par Tempereur, il pi^nd les tuyaux des tons mâles et femelles, pour déterminer la note tonique de larmée et annoncer ainsi le bon ou mauvais succès^.

Lorsqu'il y a un grand service funèbre , il se met à la tête des musiciens aveugles et prépare Véloge funèbre'^ . Il compose Tinscription du cercueil ou Tcpitaphe.

*' Comm. A. Ceux qui soufflent dans les flûtes sont au bas de la salle. On frappe d*abord le petit tambour , ensuite le grand.

^ G>mm. B. Il chante les airs consacrés, à plusieurs reprises, selon le rang des personnages. Il y a neuf reprises pour I air Tseou-ju , sept pour l'air Li-^heou, cinq pour les airs Tsaî-pin, Tsui-fan. — Ces airs ont été cités livre x\\\ , fol. à^.

Comm. TchiHQ'jrauy. Le grand instructeur s'occupe des chants : mais c^est le grand directeur de la musique qui ordonne de toucher les instruments.

*^ Comm. B. Le livre de la guerre dit : Quand ie souverain se met h la tèle d^uoe expédition, te jour où il fait partir Tarmée, il ordonne de prendre les arcs et les flèches. Les guerriers sur les chars, et les soldats à pied , se groupent par bataillons, ils s apprêtent à tirer les arcs et poussent de grands cris. Le grand instructeur souffle dans les tubes des JLifi et accorde les sons. La note Cfiang (sol) indique quon est vainqueur dans ie combat , que les guerriers sont forts. La note Kio (la ) indique qae l'armée est troublée, que beaucoup changent et perdent courage. La note Koung (la) indique que larmée est en bon accord, que les soldats ont même cœur. La note Tche (ut) indique qu'il y a de l'inquiétude et beaucoup d'irritation, que Tarmée est fatiguée. La note 7a (ré) indique que les soldats sont mous, qu'il y a peu de gloire.

^ Suivant le oonini. B, il expose la conduite du souveiain; il récite le chant où ses actions sont célébrées. "— Suivant Tchin(f'Ssé-Hony,

Tous les aveugles ou musiciens du royaume sont sous sa direction.

SOOS-INSTRUCTBUBS (SUthCHi),

ss lis sont chargés d'enseigner ^ à jouer des tambours et des tambours à manche^, des inslruments Tcho et Yu, de^Finstrument Wouen^, des flûtes à plusieurs tuyaux, Siao et Kouan; — ils sont aussi chargés d'en$eigner le chant, avec accompagnement des instruments à cordes.

S4 Lorsqu il y a un grand sacrifice, ih font monter les chanteurs dans la salle. Us frappent et battent la mesure^. Ils placent au bas de I9 salie les joueurs d'instruments à vent. Ils frappent le tambour Yng-koa^ Us dirigent les chants de Tenlèvement des offrandes^. Quand il y a un grand banquet, ils remplissent le même devoir.

J^^ Hin a ici son sens ordioaire, disposer. li met en ordre les souvenirs de la conduite du prince et prépare son épitaphe.

CSomm. C. Cette expression, un grand service funëlire, comprend les funérailles de fimpératrice oemme celles de Tempereur. Qaoique le nom de la femme se place dans Tépitaphe du man , on doit également exposer sa conduite à sa mort, et faire son cpitaphe. D'après le chapitre Tan-kong du Li-ki, lorsqu'on doit faire un enterrement, on demande le nom qui doit être substitué à celui du mort.

* Comm. 6. Ils instruisent les aveugles.

' Comm. 6. Tao, petit tambour à manche; on le tient par ce manche et on le frappe.

' Comin. B. Cet instrument est en terre cuite. Il est grand comme un œuf d*oie, ou, suivant la glose, il ressemble à un marteau. — Voyet la figure 19, Mémoire d'Amiot sur la musique des Chinois.— -Pour les instruments Tcko et Yn, voyez les figures 3 3, 24 du même mémoire. Pour les flûtes à plusieurs tuyaux Koann et Siao, voyez les figures 27, 34 , même mémoire.

^ Comm. B. Les sous-instrueieurs touchent et frappent eux-mêmes

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