‹ Le Tcheou-liChapitre 260 sur 335 · LIVRE XL · texte numérisé non relu

LIVRE XL

de chaf. Ainsi le char» qui n'est qu'on seul objet utile, occupa beaucoup d'ouvriers, et les chars devinrent nombreux^.

15 Le char a six nombres proportionnels^.

La traverse d'arrière du char^, a quatre pieds; c'est Je premier nombre proportionnel.

La hampe du javelot^ a six pieds , six dixièmes. Quand

elle est placée obliquement* eUe est élevée de quatre pieds

au-dessus de la traverse d'arrière; c'est le second nombre

proportionnel.

is La grandeur de l'homme est huit pieds. Il est élevé de

' Comm. G. Le char n*est qa*an seul obj^t, et, c^Modant, la codfeclion de ses diverNs parties occupe de nombreux ouvriers, qui préparent séparément les rones, la caisse, le timon et en font l'assemblage. Par cette raison les Tcheou estimèrent principalement la ebarronnerie.

^ Comm. B. Il s*apt ici dn cbar de gnenre. H a la forme du ciel et de la terre, c*est-à-dire, il présente une caisse carrée, recouverte d*une capote en demi-cerde. L*homme est placé au milieu.

* Conun. B. Cest la traverse de bois , à farrière delà caisse du char. Le pied (jui sert ici de mesure est cdui des Tcheou , <iui était

long d*entiron ao centimètres.

Conmi. Foii^ib. Le cadre qui forme le fond de la caisse, a quatre pieds sur toutes ses fiices. Le caractère J^ Tckin peut donc s'appliquer aux quatre pièces de bois qui le composent. Mais les hauteurs citées plus loin, sont mesurées à partir de la traverse d'arrière.

* Comm. B. H|^ Ko, désigne les lances disposées sur les cMés du cnar. On les indine, et on ne compte pour leur hauteur que la quantité dont la pointe s'élève au-dessus du fond du char, ou au-dessus de la traverse d'arrière. — Ces lances ont une pointe en fer. Yoyes leur figure livre xu. D'après les nombres donnés dans le texte, leur indinaison, sur le fond du char, aevdt être L peu près 37* --7 sexag.

quatre pieds au-dessus de la piquet c*est le troàième

nombre propordonneL

Le bâton de comhàt, est long de douze pieds. Il est élevé

de quatre pieds au-dessus de Thomme; c*estie quatri&ne

nombre proportionnel.

La hallebarde, ou lance de char^ a seize pieds. Elle est

élevée de quatre pieds au-dessus de la lance sans fer; c'est

le cinquième nombre proportionnel.

17 La pique' a vingt pieds. Elle est élevée dé quatre pieds

au-dessus de la hallebarde; c'est le sixième nombre proportionnel.

Ce sont les six nombres proportionnels du char^. L'examen des chars est fondé sur le principe général ,

que Ton doit conmiencer par ce qui s'appuie sur la terre.

Conséquemment l'examen des chars conmience par les

roues, is L'examen des chars est encore fondé sur deux autres

principes générant : c'est que l'on désire que l'assemblage

des pièces soit solide, et que le contact avec le sol soit li-

' Comin. Lin-hi-je. L'homme est debout sor le char. Ainaî il s^élëte de quatre pieds au-desaus de la pique.

* C'est une lance à trois pointes.

' Thsieourmeou. Selon les éditeurs, c est la lance des peuples étrangers , de TËst. Ces quatre sortes de lances , ou de piques, garnissent les côtés du char. La première espèce est fixée obliquement, pour arrêter les ennemis qui voudraient monter sur les côtés du char. Les antres, sont maniées par les guerriers que porte le char.

^ Éditeurs. Les cinq derniers nombres , ne sont pas calculés par rapport au char proprement dit. Mais ils expriment les hauteurs relatives de Thomme, des lances, el des piques, qui sont sur le char. Ainsi les six nombres se rq>portent en réalité au char.

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