‹ Le Tcheou-liChapitre 261 sur 335 · LIVRE XL · texte numérisé non relu

LIVRE XL

mité. Si Tassemblage n'est pas solide , on ne peut obtenir une longue durée. Si le contact, avec le sol n*est pas restreint, on ne peut obtenir une grande vitesse ^

Si les roues sont trop hautes, alors lliomme ne peut monter. Si les roues sont trop basses, alors les chevaux «e faJtignent comme s'ils montaient toujours une c6te^. ^' En conséquence, les roues du char de guerre, ont (en diamètre) six pieds six dixièmes; les roues du char de chasse, ont six pieds trois dixièmes; les roues du char principal, ont six pieds six dixièmes''.

Avec des roues de six pieds six dixièmes, le bout de Tessieu est élevé de trois pieds trois dixièmes au-dessmixi toi. Ajoutez Vépaisseur da cadre , et celle da plancher du char : on a quatre pieds. Lliomme étant grand de huit pieds;

^ G>mm. A. La roae a un contour étendu, et la partie où elle 8*appuie sur la terre, est restreinte. Alors elle tourne aisément

Comm. Tchinf-ngo. La roue est iaite avec trois sortes de matériaux (le moyeu, les rais et la jante). On veut donc que leur assemblage so'>, solide. Cf. Dlct. P'ing-tsea'Um-fien, liv. 89, fol. 49.

* Comm. B. Dans TidiomedupayadeThsi, A^ "ptp Tckong-koa éq[nivaut à toujours, constamment Si les roues sont basses , il est difficile de tirer le cbar.

f Comm. B. On proportionne la grandeur des roues à celle des chevaux attelés aux diverses sortes de chars. Le char de guerre , est le char garni en cuir. Le char de chasse, est le char en bois simple. Le char principal ou char ofiScid, dérigne ici les trois chars appelés char de jade, char d*or, char d*ivoire, sur le quels Tempereur monte dans les solennités offiddles. — Ces trois chars et le char de guerre, sont traînés par les chevaux de TÉtat, c'est4-dire par les quatre premières qualités de chevaux , citées à lartide du directeur des haras {Hiao-jln) , livre xxxii, fel. 39. Le char de chasse, est tiré par des chevaux moins grands, appelés chevaux de chasse.

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4ft6 TCHEOULI.

c*eit la mesure convenable pour qu'il monte et descende commodément ^

20 Les ouvriers des roues ( Lnnjtn ) font les roues. Le débitage des trois sortes de pièces qui constituent la roue* doit se faire dans la saison propice^.

Lorsque les trois sortes de pièces <mt été préparéos, elles sont assemblées par des ouvriers adroits ^.

2i Le moyeu fait la bonne rotation de la roae. Les rais font la direction droite, ou Taplomh de la roue. La jante fait la solidité deTassemblage^.

Lorsqu'une roue est vieille, et que les trois sortes de pièces qui la composent fonctionnent encore bien, cela s'appelle de Touvrage parfaite

D*ahord, on examine de loin la roue , achevée. On demande qu'elle soit plane ^, et s'abaisse obliquement en dehors. On Texamine de près; on demande qu'elle touche

' Comai. B. Le texte donne ici k hauteur du fond de la caisse, aulessus du soLj^Tchin désigne le cadre de bois qui fiimie ce fond.

Fo est la pièce de bois qui le porte, et qui s'encastre sur Tessieu.

On rappelle communément Fihthou, «le lapin couché». (Ce nom peint sa forme. En français, l'équivalent technique est éckantynole,) Les épaisseurs du cadre et de ce support, font sept dixièmes de pied Ce chiffre est réduit pour les chars de chasse , suivant quelques-uns-

' Comm. D. On emploie trois sortes diflTéreutes de bois pour faire les rais, le moyeu, la jante. On doit couper ces bois dans la saison convenable. Ainsi, on coupe en hiver, les arbres qui croissent au midi des montagnes; on coupe en été, ceux qui croissent au nord. Maintenant (sous les Han) , on omploie pour les rais, diverses sortes d^ormes: pour le moyeu, le bois dur de Tarbre Than: pour la jante, le bois de l'arbre Kiang, qui résiste à Tusure.

^ Éditeurs. H» pratiquent des trous dans le moyeu et dans la jante,

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