LIVRE XL
le sol sur peu d'étendue. S'il n'y a rien à enlever, on approuve sa circularité.
On examine de loin les rais ; on demande qu'ils soient minces et effilés. On les examine de près; on demande que leur démaigrissement soit proportionné. S'il n'y a rien à enlever, on approuve leur précision et leur rectitude^. 24 On examine de loin le moyeu ; on demande qu'il soit comme l'œil (comme la pupille, dans l'iris de l'œil, qui offre l'image d'une roue parfaite). On l'examine de près; on demande que les angles soient bien garnis de cuir^. S'il n'y a rien a enlever, on approuve sa promptitude pour tourner.
On examine le débord de la roue. On demande de la précision pour l'emboîtage des rais dans la jante. On examine s'il n'y a pas défaut de concordance entre l'emboîtage dans la jante et l'emboîtage dans le moyeu.
et y introduisent les rais. — Comni. Tching-ngo. L'assemblage des pièces étant Topération la plus difficile , elle est exécutée par les ouvriers les plus ^habiles.
^ Gomm. Tchi-hing. — Chaque roue a trente rais (ceci est dit plus loin, dans le texte, foi. 67).
Gomm. G. Les rais entrant dans le moyeu et dans la jante, ils doivent être placés en droite ligne et non de travers.
^ Gomm. B. Le moyeu, les rais, la jante, se tiennent ensemble et ne ballottent pas, quoicpie la roue soit usée.
* Gomni. B. jl^g Mang , littéralement « rideau » , est une expression figurée , pour indiquer que la roue tourne dans un seul plan.
^ Gomm. D. Il n*y a pas d'irrégularité , il n y a pas de courbure vicieuse.
* Gomm. B. mS, Tcheon, c'est le cuir qui garnit le moyeu, par dehors. S*il est posé m la hâte, les angles du bois se voient, sur les bouts. — Le moyeu est à huit pans à Textérieur.
Alors» qoaod même la roue est usée, elle D*est pas déjetée ^ ou elle ne prend pas de torsion.
s» Une règle générale pour le débitagc du moyeu» c*est que Ton doit marquer, au compas, le côté du nord et le côté du midi ^.
M Le cAté du midi a un tissu serré et il est dur. Le côté du nord a un tissu lâche « et il est mou. Conséquemment, on fortifie par le feu le côté du nord et on iliarmonise avec le côté du midi. Alors, quand même le moyeu est usé» il n'offre pas d'irrégularités'.
Si le moyeu est mince et long, il y a compression entre Ut rais. S'il est gros et court, il y a défaut de solidité*.
' Le tevte contîcut plaaiean termes tecbniqoes qui sont expliqués par les eommentaires A et B, et par les éditeurs. JRS Xeng ou Pmg désigne le rebord de la jante, qui se projette (quelque peu) à l'extérieur; de sorle que la roue (vue de dehors du char), a la forme d*un couvercle Ughremenl bombé en dedans, Lun-peL Voyez le Dictionnaire de Khang-hi,au caractère jSs* V"^ s'écrit quelquefois j^ï .Quand les trous d*emboîtage , dans le moyeu etla jante, se correspondent en droite ligne, la roue est droite (plane); et la force des rais se trouve directement opposée à son poids. Mais, alors dans le mowiement, elle oscille en dedans, ou en dehors, et le char remue (est cahoté). C'est pourquoi, on fait la jante un peu déviée en dehors, de f de dixième de pied. Alors la roue s écarte toujours de taplonJf, dai^ un mime sens: et die ne s'agite pas. (Éditeurs).
* Comm. C. Quand on veut débiter les moyeux, on entaille d'abord l'arbre; on marque le côté du midi et le côté du nord, ensuite on durcit au feu ce dernier côté qui est le plus faible.
s Comm. B. Le côté du nord étant le plus mou , doit s'user pins vite, s'il n'est pas fortifié par le feu. Alors la garniture en cuir se soulève de ce côté du moyeu.
^ Comm. A. >HE t étroit, serré, f se prononce ici Tsi. An lieu de