LIVRE XL
Les rais doivent se diriger en droite ligne vers la jante.
Si la jante les tient bien, alors il n*y a pas d'instabilité, et
il y a solidité. Si la jante ne les tient pas bien, alors il y
a instabilité. B faut voir attentivem^t *.
35 Sur une roue de 61" ~^, le débord a 7 de dixième de pied. Cela s'appelle la stabilité de la roue^.
36 Quand on fait une roue, pour aller dans les plaines, on demande qu*elle soit mince. Si elle doit aller dans les montagnes, on demande qfae son bord soit uni.
La roue mince est faite pour idler dans les plaines. Alors eUe forme couteau pour couper la boue, qui ne s'y attache pas. La roue à bord uni est faite, pour les montagnes. Elle offre du plat pour rouler sur les pierres. Alors , quand même elle est usée, il n'y a pas de mouvement dans les trous d'emboîtage ^,
37 Quand la jante courbée, n'a ni saillie anguleuse en dehors, ni brisure ou pli en dedans, ni gonflement sur les côtés, on dit que l'opération par le feu est parfaite^.
* Q^min. Kia. L^emboitage dans le moyeu , et Temboitage dans la jaDte, doivent se correspondre.
* Comm. B. Si la roue a la forme d^au couvercle (bombé vers la caisse) , le cbar n'éprouvera pas de secousses dans sa marcbe. Cette forme de couvercle s'obtient en donnant i f emboîtage des rais dans la jante, nne petite saillie en dehors de l*aplomb des trous percés dans le moyeu, pour emboîter l'antre bout du rais. Cette saillie est le débord, qui a ici I de dixième de pied.
* Éditeurs. Si U jante n*est pas démaigrie en dehors, elle touche la terre sur une large surface. Alors, bien que ses côtés soient attaqués par les pierres, il n*y a pas d'usure dans les trous qui sont au centre de Tassemblage.
' Comm. C. Autrefois la jante des roues se faisait en courbant un aribre tout-entier. Cette opération s'exécutait au moyen du feu.
En conséquence, on examine la roîie par le compas à branches mobiles, pour reconnaître si elle est circulaire ^
On examine la roue par la règle â*équerre, pour reconnaître si elle a du gauche^.
S8 On Texamine par la suspension , pour reconnaître si les rais sont droits'.
On l'examine par Teau, pour reconnaître si les deux roues du même char plongent également^.
On mesure, avec du gros millet, la contenance des deux roues, pour reconnaître si elle est pareille ^ 39 On les pèse, pour reconnaître si elles ont le même poids ^.
^ Comni. B. Si ia roue remplit exactement l'ouverture du compas , elle est circulaire.
' Gomm. B et glose. On approche le Kiu-ktou de la roue. Un côté est placé sur elle et on la fait tourner; s'il n*y a ni haut ni bas, si elle coïncide exactement avec le Kiu4teoa, elle n*a pas d'inflexion , de gauchissement • — On reconnaît ainsi Tégalité du corps de la roue.
(Diaprés cette explication, le Kia-heou doit èùe une sorte d'équerre dont une branche s applique sur la roue, Tautre étant tenue droite sur son centre. En faisant tourner la roue, on reconnaît si elle est plane.)
' Comm. B. Chaque roue a trente ndsqui doivent se co«Tespondre; de sorte que celui qui est en haut soi en droite ligne avec celui qui est en bas. On suspend la roue avec une corde , en attachant celle-ci successivement à tous les points de son contour. Si les rais, pris deux à deux y coïncident avec la direction de la corde, les trous et les rais sont en droite ligne.
* Comm. C. On plonge les deux roues du char dans Tcau. On examine si elles entrent également dans Teau, sur tout leur contour.
Comm. Tching-ngo. Plus haut, on a vérifié le poids des rais, en les