‹ Le Tcheou-liChapitre 270 sur 335 · LIVRE XL · texte numérisé non relu

LIVRE XL

eo Quand on assouplit le timon (pour lui donner sa cour bure) , on demande qu'il soit conforme k la nature du bois, et non pas qu'il ait Tinflexion d'un arc^

Supposons actuellement que le brancard d'un gran 1 char (traîné par un bœuf), soit bas"' , il sera fort difficile de monter une côte. Quand on sera venu à bout de la monter, ce char ne peut manquer de se renverser aisément. Ceci n'a point d*autre cause que la forme du brancard, qui est droit et non courbe.

61 Par cette cause, le grand char va dans les plaines. Quand on a proportionné le chargemetat de lavant et de t'arriére, et qu'on arrive à monter une côte, si on ne se penche pas sur le brancard , nécessairement on étrangle

côté comme semelle.^ de la caisse. -— V. i^artide de» ouvriers qoi font les caisses de char, foi. 47. Le contour de cette portion du timoo, e$l donc— de sa longueur, ou i^^U,

* Comm. B. Ce terme désigne la partie antérieure, qui saisit ltj6nu Son contour est donc les | de t',i4 . on 0^,96. — Le joog est au^essoiis Hu col du timou.

^ Comm. B. Ce terme désigne la partie postérieure du timon , qui soutient la traverse d*arrière du cadre. Son contour est donc \t% \ dl^ o', 96 , ou 0^,768.

^ Comm. C. On plie le timon par le feu. On le rend courbe. Ou demande de régler sa flexion sur la nature du bois. On ne veut pas que la flèche de sa courburo, soit le tiers de si longueur, comme celle d*un arc de bois.

Éditeurs. Ija courbe du timon doit être obtenue, €|n se servant d*nn l>ois qui est naturellement courl)e, et qui peut faire un f'mon. Si 1 on prenait du bois droit et qu'on se fiftt entièrement sur la force du feu pour rinfléchir le timon ainsi courbé ne serait pas longtemps sans revenir à sa forme droite, par le tirage des cbevaux.

' Le grand cbar, est le nom du cbar a bœufs. Le timon ou brancard est droit, et le joug ou collier du bœuf, est attaché par-dessous. Le

le bœuf. Ceci n a point d'aatre cause que la forme du

biancardt qui est droit et non courbe^

61 Donc la montée des o6tes, double Teffort de traction. En outre, quand on a pu monter la côte, lorsqu'on arrive à la descendre, si on ne retient pas fimpalsion du char, nécessairement celui-ci porte comme une croupière, sur Tarrière du bœuf. Ceci n'a point d'autre cause que la forme du brancard , qui est droit et non courbe.

Par ce motif, on demande que le timon des chars tirés par des chfivaux, soit parfaitement régulier^.

ss Si le timon a trop d'inflexion , alors il se brise. S'il n en a pas assez, alors il pèse sur les chevaux^.

Si le timon a une inflexion convenable , comme Teau qui coule d'un vase, alors il y a avantage et ^alité dans le tirage. Si le tirage est avantageux et égal , alors le timon dure longtemps. Si les chevaux sont d'accord, alors le condacteur est tranquille.

H On demande que le timon ait la figure d'un arc de bois ,

mais qu'il ne rompe point, par trop de flexion. On de-

oomm. C fait observer, que les ouvriers de cet article font spéciaiement les timons courbes des chars à quatre chevaux. Le texte parle ici des timons de chars à bœufs , pour eiplt(|uer les tuconvénients de leur forme.

* Éditeurs. Quand les ebars à bœufs qui vont dans les plaines, rencontrent parfois des c6tcs à monter, celui qui mène doit conduire avec soin , et se pencher (peser) sur le timon. Sinon, le char, par derrière, soulève le timon en Pair, et les cordes qui passent entre le oou et le poitrail du bœuf rëtrangtcnt.

* Comm. C. Le teite recommence ici i parier du timon des ehars à quatre chevaux.

' Comm. B. Trop d'inflexion nuit à la force du timon; les chevaux s'appuient sur lui et le brisent. Si le timon est presque droit, il pèse sur le dos des chevaux.

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