LIVRE XLI
dits, bois de châtaignier, Li<hi, font les mesures de capacité. Les petits forgeurs, Toaân'chi, font !es instruments aratoires. Les ouvriers, dits, bois dépêcher» Thaochi, font les éfées^.
2 U y a six proportions pour Temploi du mélaP.
3 Quand on divise le métal en six parts, et que l'ctain remplace une de ces parts, on'a la proportion des clocheset des marmites. Quand on divise le métal en cinq parts, et
' Les ouvriers <pii font les épées sent appelés bois de pécher, parce que l*on chasse rennemi avec fépée, comme on chasse les mauvais esprits avec le bois de pécher. Voyez le Dictionnaire de Basile an caractère }|JÉ Tluio. Les ouvriers dits , canards sauvages, font les grandes et les petites cloches. Les ouvriers appelés, bois de châtaignier, font tous les vases métalliques, ou mesures de capacité. (Cest ainsi que, dans le langage populaire de nos ateliers d^mprimeric , les compositeurs en lettres sout appelés singes, les pressiers, ours. Dans la charpente, ceux qui tracent les lignes d'épurés, sont appelés jdchirnjr. A trois mille ans de distance, les roots» sont autres, Tusage est pareil.)
* Comm. Tckin-ngo, ^& Tksi a ici le sens de portage, dose , ou proportion.
ÉditeufSt Le chapitre Yu-kong du Ckou-king nomme trois sortes de métal , savoir i Tor, largent, le cuivre; et il ne cite pas le fer. L'historien des Han occidentaux, Pan-kou dit : H y a trois sortes de métal kin, le métal jaune, le métal blanc, le métal rouge. Ce dernier est le cuivre. On doit employer le cuivre pour les instruments de musique, et pour les mesures de capacité. Les six proportion:» ici mentionnées, se rapportent k des objets fondus. Ainsi les haches, les lances, les glaives , les couteaux pour écrire, les pointes des (lèches, sont laits en cuivre. Le Tso'tchoucn parle d'armes fondues, qui étaient en cuivre. Il mentionne aussi des épces du fer, en usage dans le royaume de Thsou. Ainsi, avant la dynastie Tçhcou, on faisait certainement des annes, des instruments, en fer. Les générations suivantes ki trouvèrent commodes, et l'emploi du fer prit de lextension. — On devait fondre le
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que Tétain remplace une de ces paris > on a la proportion des grandes et petites haches. Quand on divise en quatre parts le métal, et que Tétain remplace une de ces parts, on a la proportion des lances et des piques. Quand on divise le métal , en trois parts, et que Fétain remplace une part , on a la proportion des grands couteaux ou épées. Quand on divise le métal en cinq parts, et que Tétain remplace une part, on a la proportion des couteaux à écrire > des pointes de flèches. Quand on divise le métal etTétain par moitié, on a la proportion des miroirs métalliques ^
4 Les batteurs, Tchochi, font les couteaux pour écrire^. Ces couteaux sont longs d^un pied , et larges d'un dixième
* de pied. On en réunit six et on forme un cercle '.
cuivre avec le plomb. Le fer était forgé comme I acier. Dans les six proporttoDs oa combinatsous > mentionnées ici , le métal est combiné
avec rétain ^B Si. Ce nom désignait aussi autrefois le plomb.
^ Les proportions de la matièi*e non métallique (l'étain), combinée dansTalliage, sont donc !• i» J, {, f , ?•
Suivant le comm. C, le^ trois premières proportions, forment les alliages à proportion supérieure. Les trois derniers forment les alliages à proportion inférieure, en considérant les proportions du métal qui entre dans Tahiage. — Pour les miroirs métalliques, voyez rarliclc du préposé à la lumière du feu, Ssé'hionen»chi,\\y. xxkvii, fol. 37.
* Telle est lexpUcation du comm. B. pour le caractère ^|J À*îo. La glose ajoute ? Sous la dynastie Thsin, Mong-tien, le premier, fit des pinceaux. Sous la dynastie Han, Tsax-lun, le premier, fit du papier. Autrefois, on n*avait encore ni papier, ni pinceau. On gravait les caractères avec des couteaux courbes et pointus. Sous la dynastie Han, quoique Ton eût du papier et des pinceaux, on se servait encore, comme précédemment, de couteaux pour écrire. Cétait la mét)iodc antique.
^ Comm. C. et D. Ces couteaux sont courbes. On en réunit six en cerde. Chacun deux ayant un pied de long, le cercle ain^i fermé a