LIVRE XLI
10 Le poids est de trois Lie ^
La lance est large de an dixième et demi de pied ^. Le dedans a trois fois cette dimension ; le fanon Ta quatre fois ; la lame a cinq fois cette dimension. La partie avantageuse, et la partie recourbée» sont en équerre avec ie piquant. Le poids est trois Lie''.
cbet désigne le bas du fanon. Tons deux ont ie dehors large. Le dehors de Tavantage, c^est le dedans du fanon. Le dehors du crochet, c*e9t le dehors du fSmon. Ainsi le fanon est élargi sur toute sa surface en haut et en has.
Dans ce passage, et dans les suivanu, Tavantage, est la partie droite; le crochet est la partie oonrbe.
^ Comm. B. Selon ie dictionnaire Choue-wen^ lÀt doit être expliqué par HoQXip six onces. Ainsi ie poids indiqué par le texte serait dix-huit onces. Maintenant, dans le pays de Tong^tstû, on entend par Hoan, dix Kiun de grande demi-once. Cela porte le Hoan à six onces plus j d*once. Car la grande demi-once est f d'once , et ia petite demi-once est I d*once. 0 après cela, le poids indiqué équivaudrait à une livre et qoatre onces, ou vingt onces. (La livre chinoise se divise en 1 6 onces.)
Ce poids doit comprendre toute i^rmature de la lance, la lame et. le fanon.
* Comm. B. C*est la lance ou pique à trois pointes, qui est en usage actuellement (sous les Han),
Voici sa figure, kiven XLTin, fol. 34 r.
JTtmnu
'* Comm. B. Le dedans est long de quatre dixièmes de pied, et demi. Le fanon est long de six dixièmes. Lia lame est longue de sept dixièmes et demi. Des trois pointes, ie fanon est recourbé d*équerre; le piquant suit la direction de la hampe; la lame a une inclinaison comme celle des pierres taillées appelées Kûi^. £lle est pliée en angle obtus.
12 Les ouvriers appelés, bois de pécher, ThiUhchi, font les glaives, ou épces à deux tranchants ^
13 La lame est lai^e de deux dixièmes de pied et demi entre les deux tranchants. Les deux côtés du dos la partagent par moitié , ou en font la moitié ^.
On prend la largeur de cette lame pour faire le con tour de la poignée. Sa longueur est le double de cette quantité ^.
^ Éditeurs. Cette ^pée est une arme très-employée. Les gardes d*élite, Hou'peii, Liu-pen, la portaient à la ceinture. ' Voici la fîgQre du glaive, kiven XLVin, fol. 28 r.
If f Jfûr durWai9e.' 2^
Comm. A et JAtM-ye, Le dos du glaive diminue rapidement vers les deux tranchants de la lame; à partir du milieu, il divise en deui rebords ia largcui de la lame.
Editeurs. Le dos est élevé vers Textrémité du glaive, de là le nom
de yffjji Tsontf, dans le sens d*élevé.
D'après cela, voici la section transversale du glaive :
ûos oTtS
3 Comm. A. Au haut de la poignée, on place la garde qui est appelée , tantôt le nez , tantôt l'anneau de Tépée.
La poignée désigne spécialement ici ce qui se tient dans la main.
Éditeurs. La poignée est creuse, pour recevoir la tète de Tépéc. Les quatre doigts de Thomme réunis , occupent, h, leur naissance, une largeur de o^4. La poignée étant longue de o^5 , la main Tembrasse aisément.
Le pied des Tcheou vaut en mètres o"',20. Ainsi la lame a, de largewTf o"*,o5. La poignée est longue de o'",io et ronde. La main de Thomme a, de largeur, o",o8.