‹ Le Tcheou-liChapitre 281 sur 335 · LIVRE XLI · texte numérisé non relu

LIVRE XLI

on divise en six parts , son épaisseur. On en prend nne pour faire la profondeur circulaire du miroir ^. s& Les ouvriers appelés, bois de châtaignier, Li-chi^, font les mesures de capacité ^

Ils purifient séparément, par des chauffes successives, le métal et Tétain. Alors (quand cette opération est terminée) , les matières employées ne diminuent pas (n éprouvent pas de déchet) ''.

Quand elles ne diminuent pas, ensuite ils les pèsent. Après le pesage, ils les proportionnent ou égalisent. Après régalisage, ils les mesurent ^ 27 Us les mesurent, pour faire la mesure de capacité dite

* Je suis les comm. B et C. Suivant eni, quand on fond la cloche, on fait, en creux, la place où frappe le battant, pour correspondre à sa forme.

Éditeurs. Les cloches et les marmites se fabriquent avec des alliages de même proportion. Cependant le texte ne dit pas que les fondeurs de cloches fondent aussi les marmites. Cet. article est donc incomplet.

* Le caractère Ià du texte, est lancienne forme de J£ Li^ châtaignier.

* Comm. B. Les mesures de capacité ont les mêmes proportions de métal , que les cloches et les marmites. Mais, comme elles forment une classe spéciale en grandeur, elles »ont Sûtes par des ouvriers spéciaux.

^ Éditeurs. Le métal (cuivre), et Tétain, différent naturellement par leur dureté, par leur facilité à fondre, et aussi par le terrain duquel on les extrait. Tantôt, après une ou deux chauiTes, la matièri^ pure est mise en évidence; tantôt il faut trois chauffes pour en séparer le sédiment étranger. A chaque chauffe, la substance et la couleur changent. On doit continuer jusqu^à ce qu'il nYsit plus de réduction sensible. Alors on s'arrête.

La matière des cloches et des marmites , est aussi soumise à la doubl e fusion.

' Comm. B. Ils les divisent en les pesant. Us les régularisent en les cassant, et ils mesurent les quantités avant de les verser dans le

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Fou ^ Elle est profonde d'un pied. Elle a un pied carrée rintérieur, et est ronde à l'extérieur. Elle contient un Foa ( 6d Ching). Le derrière (le dessous) » a un dixième de pied, et contient un Teoa (4 Ching). Les oreilles ont trois dixièmes de pied. Chacune contient un Ching. 28 Cette mesure de capacité , pèse un Kian de 3o livres.

niouie. — Éditeurs. Ils chauffent d'abord le métai et i'étain séparément, jusqu À ce qu il n*y ait plus de réduction. Alors ils pèsent les quantités de chacun d*eux, et les réunissent pour les fondre. $*ils les chanfiaient ensemble pour les purifier, le métal et Tétain se réduiraient inégalement, et Ton ne pourrait les partager selon les proportions requises. Le métal étant lourd , a peu de volume. L'élain , étant léger, a beaucoup de volume. On égalise leur quantité. Ensuite on mesure les dimensions exactes de Tobjet que Ton veut fondre, et Ton réunit les quantités de métal et d^étain pour faire ce modèle. On les fond ensemble et on les verse dans le moule.

^ Comm. B. Ce vase Fou, est nommé d*après sa contenance. Quatre Ching (dixième du boisseau] font uu Teou, Quatre Tcoa font un Kiu. Quatre Kia font une mesure Fou. Cette mesure représente six boisseaux et quatre dixièmes , ou f; de boisseau. Dix Foa font une mesure Tchoiy, contenant 64 boisseaux.

D après le texte, sa figure est carrée à Tintérieur et ronde à Texterieur. Ceci se rapporte aux lèvres.

Le derrière du vase, étant retourné, contient un 7Vou de quatre Ching. Chaque oreille, on anse, placée sur son contour, contient un Ching, en la retournant (Ces appendices latéraux étaient donc oraux.)

Ainsi la forme du vnse est calculée de manière à donner les trois mesures Foa, Teou^ Ching.

(Cette ancienne mesure Foo^ n*est pas figurée dans les planches annexées à Tédition impériale du Tcheou-lt. On ne peut donc pas savoir précisément, comment étaient faits les appendices latéraux» qui sont appelés oreilles, dims le texte.)

Comm. C. Us mesurent le métal fondu qui entre dans le moule pour iaire le vase Fou, Le modèle a les dimensions du texte. Il est ar-

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