‹ Le Tcheou-liChapitre 283 sur 335 · LIVRE XLl · texte numérisé non relu

LIVRE XLl

Les cuirasses de buffle ont sept pièces cousues. Les cuirasses de rhinocéros* ont six pièces'. Les cuirasses en peaux réunies t ont cinq pièces ^.

^ Une cuirasse de buffle , dure cent ans. Une cuirasse de rhinocéros « dure deux cents ans. Une cuirasse de peaux réunies» dure trois cents ans.

Pour faire une cuirasse « il faut premièrement faire la forme. Ensuite on découpe le cuir sur cette forme^.

On pèse Tassemblage des pièces au-dessus des reins , ainsi que Tassemblage des pièces qui sont au-dessous des

^ Je traduis par hugU le •:aractère Jpp Sip et par rhinocéros le caractère ^9 Ssé. Ces deux caractères désignent, dans le Chi-hing, un rhinocéros, ou un buffle sauvage, sans que Ton puisse distinguer s'il s*agit de Tun oo de lautre de ce^ animaux. La peau de rhinocéros étant trb-épalsse, il semble difiicîie quon ait pu la découper en pièces, et eoudre ces pièces pour faire des cuirasses. Alors les deux caractères du texte, désigneraient ici deux espèces de builles.

^ Comm. B et glose. Toutes les cuirasses sont faîtes avec des peaux. On coupe les peaux en pièces comme les planchettes minces sur lesquelles on écrit, ou comme les feuilles d*arbre. Quand le cuir est fort , les pièces sont longues.

Éditeurs. Le texte ne dit pas la nature des peaux employées pour la troisième espèce de cuirasses. Elles sont faites en réunissant des peaux de rhinocéros et de buffle. Tantôt, on prend la peau de deux rhinocéros ou de deux buffles; tantôt on réunit une peau de buffle et une peau de rhinocéros. La valeur de la cuirasse, augmente, avec le travail de 1 ouvrier et le prix du cuir.

Pour toutes les cuirasses, on racle la chair à rintérieur de la peau. Ce raclage est complet, pour les cuirasses en peaux réunies. On conserve seulement la partie extérieure, qui forme les deux faces. Alors la cuirasse est forte et dure longtemps.

* Comm. TckoQfo. On prend la mesure sur la forme du corps da

reins. Leur poids doit être uniforme ( ^;al ) • On prend leur longueur totale pourfiiire le contour de la cuirasse ^ 33 En général , si la façon n'est point parfaite, la cuirasse n*est pas solide; lorsqu'elle est très-vieille, elle a des plis.

Voici la méthode générale pour examiner les cuirasses de peau : on regarde les irons percés, et Ton demande qu*ils soient petits ^.

Si On regarde le dedans, et Ton demande qu^il soit uni '.

On regarde les coutures, et Ton demande qu*elles soient sans sinuosités.

On enferme la cuirasse dans son fourreau , et Ton demande qu'elle s'y adapte exactement.

On la dresse et on la regarde. On demande qu'elle ait de l'ampleur ^.

On la revêt, et on demande qu'il n'y ait pas d'inégalités dans les coutures (qu'elles ne grimacent pas).

rhoDime. Alomla cuiraue 8*adapte exactenieDt au corps. — Commentaire B. D*abord , on fait la forme de celui qui doit porter la cuirasse. Ensuite on coupe la largeur et la longeur des pièces.

' D*après le oomm. A et les éditeurs, Chang-Un» Tassemblage supérieur, et Hia^Uu, Tasscmblage inférieur, désignent les deux parties de la cuirasse an-dessus et au-dessous des reins. L'une et Tautre comprennent, suivant les cuirasses, sept, six ou cinq pièces (comm. C«).

La partie supérieure t*étend des épaules aux reins. La partie inférieure s*étend des reins aux genoux, comme le montre la figure de la cuirasse, kiven xlvui, fol. 31 de Tédition impéride. Ensemble elles doivent correspondre au contour de la taille, mesurée aux reins.

' Le travail à Taiguilie doit être &it avec soin ; et ia grosseur du til doit être proportionnée à Tépaisseur du cuir.

^ Comm. Luhhi'je, La face de la peau qui touche la chair de ranimai , présente des irrégularités qu*il faut enlever.

Page 1