LIVRE XLL
55 Si • en r^ardani les trous percés, on trouve qu'ils sont petits , alors le cuir est ferme *•
Si, en r^ardant le dedans « on trouve quil est uni, alors la matière a été bien préparée.
Si , en regardant les coutures, on trouve qu^elles sont droites, alors les pièces sont bien ajustées.
Si la cuirasse s'adapte au fourreau dans lequel on l'enferme, alors elle joint parfaitement.
Si, en la dressant, elle a de Tampleur, alors elle a de réclat^.
36 S'il n'y a pas de grimace dans les coutures, quand on la revêt, alors elle change de forme, en suivant les moovemenis du corps.
SXAMJSn DV TRAVAIL DES PEAUSSIERS (PAO-j/n''),
En regardant de loin les peaux , on veut qu'elles aient la blancheur du jus de la plante Tou ^.
^ Coinm« G. Ce passage correspond avec le précédent : «on prend la cuirasse dans le fourreau , et on la dresse. »
* Comm. Tching'ngo. .Si lé coir est ferme, les Irons percés à Faiguiile ne sont pas larges.
* Édit Ces deuidemières qualités sont diflBdles à réunir. Vune part , la cuirasse doit être juste comme un babit , de sorte qu'elle n*ait pas de plis, ni de désunion. D*autre part, elle doit avoir de f ampleur et de Tédat.
' Il y a dans le texte, ^|g Pao, littéralement poisson sec. Le commentaire substitue avec raison la def jmi" k la def "fil , pour fermer ce caractère. — Conun. Tc&ûi-jtaiij-tao. On 6te lespoikdes peani, puis on les mûrit, et elles deviennent cuirs, S[^ Wd. L'artide des cor-
royeurs est perdu. Les ouvriers de Tartide actud , s*occupent spéciale* ment du travail et de Fassouplissement des peaux.
* Suivant le comm. Tckuirngo^ la plante Tou est une plante Jtvraie Mao-jeom. Dans le dictionnaire de Médburst, cette plante Tou est
510 TCHEOULI.
37 On s'approche t on les prend à la main. On veut qu'elles soient souples et lisses ^.
On les plie, on les roule. On veut qu'elles n'aillent pas de travers K
On regarde la pellicule de la superrtcie. On veut ({u'elle soit mince ^.
On examine les fils des coutures. On veut qu'ils soient cachés dans la peau ^ 98 On veut que les peaux soient blanches comme le jus de la plante Ton. En les lavant rapidement, alors elles sont fermes.
On veut qu'elles soient souples et lisses. En les imprégnant de graisse, alors elles sont flexibles^.
On Iesépix>uve en les allongeant. On veut qu'elles soient droites. Si la peau se tend ainsi également, à Tépreuve» alors on reçoit la matière comme correcte. Si elle se déforme à l'épreuve, alors cette peau a un cAté qui cède trop lente-
identiCée avec le swiehns oa chardon de truie » dont les feuilles coupées jeltent on jus blanc.
' Comm. Tching-ngo. On bat les peaux au maillet, jusqua ce qu elles soient tout à fait mûres.
^ Éditeurs. On roule les peaui. S'il y a des parties épaisses, des parties minces, alors elles ne se roulent pas droit.
' Comm. lÀn-hi-je. és^ Tchou, désigne ce qui couvre le dessus de ia peau, la pellicule qui est entre la peau et la cbair. — Quand la peau est travaillée, cette pellicule doit disparaître. (Éditeurs.)
* Éditeurs. On a ru plus baut que les trous percés dans les pièces des cuirasses, seront petits; mais le fil qui les traverse peut encore se voir. Quand une cuirasse a été longtemps portée, le cuir s'ifinincit Si la couture a été bien faite , alors la trace du fil esl cacbée et disparaît.