LIVRE XLIL
Après trois lunes, ils les font cuire. Ils les arrosent, et y trempent les plumes ^.
s Trois immersions font la couleur rouge-clair. Cinq immersions font la couleur rooge-foncé. Sept immersions font la couleur noire''.
TAIflllBaS {KOUÀitG'jtfr).
^ Cet article nunque.
LES CUlSeURS DE SOIE (MANG^Cai).
Les cuiseursdesoie, traitent iasoie^par Teau bouillante.
travail de la teinture des éloffes est eipU^faé à rarticle des Jenjin, iiv. VII, fol. 5o, comme le rappelle le comm.C,daDS 1 article suivant, celui des teinturiers de plumes.
' Comm. B. Ces plumes oruent les étendards et tes drapeaux irigés sur les chars de f empereur et de Timpératrice. Voyes rartîde du Sêéichang ou préposé aux étendards, liv. xxvii, fol. s4.
^ Comm. D. TcAoa signifie de la poudre rouge , du cinaiure.
Comm. B. Ttmrdiom. C*est le millet rouge. — On arroae le grain fumant. On augmente ainsi le jus qui eo sort, pour teindre les pTumes. Alors on y plonge les plumes.
Éditeurs. On attend trois lunes pour que la matière tinctoriale soit parfaite. Alors on plonge les plumes que l'on veut teindre, dans la liqueur extraite des grains, par Tébullttion.
^ Comm. B. La première teinture s*dbtient , en plongeant trois fois les plumes dans la couleur rouge. Ensuite , on les plonge deux Ibis dans la couleur noire. Enfin, la troisième teinture s'obtient, en plongeant deux ibis encore dans la couleur notre.
Éditeurs. Ainsi on emploie d abord seulement la couleur rouge. Ensuite on y ajoute une autre couleur. La teinture des plumes se fait comme celle des étoffes. Quand on assortit les plumes, livre vu, fol. 60, note,onn^emploie pas le procédé de la teinture. Du reste, on prend des plumes blanches et on les teint. On dispose leurs couleurs.
• Connn. Mao-jen-tsing. Ces ouvriers préparent les soies que teignent
Ils lavent leur soie en fil, avec de Teau épurée ^ Après sept jours, Us la suspendent à un pied de terre et la sèchent au soleil.
Le jour, ils la sèchent au soleil. La nuit, ils la placent dans un puits. Cette opération dure sept *jours et sept nuits. Cest ce qu*on appelle la cuisson à Teau, de la soie enfiP.
10 Pour apprêter les étoffes de sdie, ils font bouillir dans Teau , des cendres faites avec le bois de larbre Li-en. Avec celte eau, clarifiée, ils mouillenl, ils humectent les étoffes de soie '.
Ils en remplissent les vases où elles trempent. Ils les arrosent de poudre d'huître (d'écaiiles dliuitres calcinées) ^.
Ils laissentcettepoudrese clarifier, etiisretirentlespièces pour les sécher. Ils les secouent» puis ils les trempent et tes sèchent. Ils les imprègnent de poudre de chaux , et les
les teinturiers. Si ce premier travail n*était pas Tait, les coaleors n'auraient pas de prise sur la soie. Cest pour cette raison que les cuiaeurs de soie, sont joints ici aux ouvriers qui posent les couleurs.
^ Comm. B. V^ Cfcoaf. Ceci désigne Teau dont on a chassé la vapeur; de Tean qui a bouilli, et s'est clarifiée, comme on clarifie le vin.
* Éditeurs. Ils les suspendent dans un puits. Us les approchent de Teau froide. Ils les exposent à la chaleur du soleiL Par ce traitement successif, la soie se nettoie de ses impuretés « et prend de Téclat
' Comm. B. Ils humectent, ils amollissent les étoffes, avec Teau qui a bottUli les cendres produites par le bois de Tarbre Li-tn, Jm Mais ils ne les cuisent pas dans Teau bouillante, ce qui avachit le tissu et le rend facile à s'user.
^ Comm. TchaO'po. Quand on a humecté les pièces de soie à Teau de cendres , on les entasse dans les vases où elles doivent tremper. On fait de la poudre técaiUes dliuitres, et on la verse dans ces vases.