‹ Le Tcheou-liChapitre 30 sur 335 · LIVRE XXIII · texte numérisé non relu

LIVRE XXIII

^ En général, pour faire les instruments de musique, il

règle leurs dimensions par les douze tons primitifs Liu. Il

règle leur juste proportion de poids, par les douze sons

énamérésplas haat^.

nuisique, et celui qa\ exige le plus de soin pour sa confection. Le texte indique d^abord les sons réguliers «jui doivent sortir des trois divisions de la cloche, le haut qui est resserré , le bas qui est évasé, le milieu qui a les côtés droits; ensuite il déuille les imperfections de sonorité qui résultent de la forme plus ou moins longue, plus ou moins large des cloches.

Les éditeurs avouent que le sens des différents termes qu^ contient ce passage présente beaucoup d obscurité. Ils proposent ensuite une explication plus générale que celle du commentateur B. Suivant eux, les trois premiers sons, appelés par le texte son élevé , son régulier, son intérieur, désigneraient les trois modes réguliers de sonorité; et alors les autres termes désigneraient tous des défauts de sonorité dans les instruments en général. Ainsi , Pi le précipice, Hien lobstacle, seraient rinverse du son régulier. IjC premier représenterait Tirrégularité , le défaut de consistance intérieure. Le second représenterait Tinégali lé, le défaut d'extension. Le ton le plus élevé pénètre des quatre côtés. Son excès est le trop de diffasion. Le ton le plus bas est profond et caché (sourd). Quelquefois il se contourne sur lui-même. Sou défaut c'est l'obscurité. Yen, débordement, désigne Texcès de la pénétration ; Tché, prodigalité, caractérise la grande rapidité, la précipitation. L'excès du contoumement, c'est de comprimer, couvrir; alors le son est altéré. Quand le son élevé s'amincit, on arrive à des secousses sans temps d'arrêt. Quand le son inférieur est épais et lourd , on arrive à un son analogue à celui des pierres; il n'y a plus de son. Ces deux derniers termes correspondraient à peu près k l'absence de son, et les sept autres qui précèdent désigneraient les excès de haut ou de bas dans les sons. En corrigeant ces défauts, on obtient le son régulier. Cette explication, disent les éditeurs, est fondée sur la théorie du son. Elle a l'avantage de s'étendre à tous les instruments et de n'être pas limitée aux cloches.

' Conrun. B. Le diamètre de l'ouverture de la cloche et de ses autres

96 £n générai , quand il accorde les instrumente de musique, il opère de la même manière ^

maItre des Jc/^G ou pierrks sonores (kinh-ssb),

H est chargé d'enseigner la manière de loucher les King, de toucher les jeux de cloches attachés ensemble^.

37 II enseigne la nianière de toucher les cloches et les King, pour exécuter la musique à sons mêlés, la musique de récréation ^.

38 En général , dans les sacrifices . il joue de la musique mêlée*.

parties, est en rapport numérique avec ia longueur du Hoantftc^honti . Le poids de la cloche est réglé par les limites des sons corrects.

Tchou-hi dit : Les dimensions numériques sont comme celles des tuyaux qui donnent les diflérents tons primitifs, lloatig'tchong » Lintckong^ etc. Quant à la régularité du poids , on considère par exemple que la matière des pierres sonprcs est ferme ou tendre, pure ou impure, et qu'il y a des sons légers ou graves, des sons hauts ou bas. £n conséquence , on so sert encore des douze sons pour régulariser le poids. On polit, on use au burin les épaisseurs. On obtient ainsi le juste tempérament de rinstrument^ comme il est dit à Tarliclc des ouvriers qui font les King, livre XLii, fol. 3o.

* Comm. B et glose. . — 11 s agit ici des instruments déjà anciens : le régulateur des tons les accorde ensemble , en se servant des mêmes principes que pour les instruments nouvellement construits.

^ Comni.B. il instruit les musiciens clairvoyants. Les pierres sonores Kmg sont aussi attachées ensemble pour former des jeux de King. Le texte nomme ici spécialement les cloches attachées, parce qu'il y a des cloche» séparées qui sont du ressort d'un autre ollicier appelé le maître des cloches.— Voyez la représentation du jeu de cloches dans le Métnoire d'Amiot.

^ Comm.B. ^B Moen a ici 1^ sens de mêlé, mélangé. Moen-yp Af siglie la musique des concerts d'instruments , citée dana le Hlti-hi Yer

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