LIVRE XLlll
urne et la tuent* qui prennent entre leurs pattes le corps de leur victime et la dévocent, doivent cacher leui-sgriffes* faire sortir leurs yeux et dresser leurs joues grimaçantes^.
Ceux qui cachent leurs griffes» font sortir leurs yeux , et dressent leurs joues grimaçantes^, doivent alors attaquer ce qu'ils voient, et s'irriter. S'ib s'irritent et attaquent , il convient de leur faire supporter un objet pesant; et leur couleur bigarréedoit être comme celle d'un animal qui crie.
Ceux qui ne cachent pas leurs griffes, dont les yeux ne sortent pas, dont les joue^i ne se dressent pas en grimaçant, doivent avoir les poils ras et unis, comme les bêtes de somme. S'ils ont les poils ras comme les bêtes de somme, alors, quand on place sur eux un fardeau, nécessairement ils semblent se résigner, en baissant la tête; et leur couleur bigarée est comme celle d'un animal qui ne crie pas^.
Les ouvriers en bois précieux, font les vases pour boire. Le Tchou contient un dixième de boisseau; le Tsio contient un dixième de boisseau, le A^oa contient trois dixièmes de boisseau. L'étranger offre avec le Tsio. Le maître qui le reçoit, l'invite avec le fou (corom. B Tchi). Une offre de l'étranger et trois invitations du maître, font
^ Comm. B. Ceci se rapporte aax figures d*animaax , sculptés sur ies montants et sur les traverses des cbàssis.
G>nini. C. On fait remuei les pometles de {«^urs joues ; comme s^ils voulaient mordre. Ce sont des figures d'animaux redoutables.
* Gomm. Tcki-king, Ils semblent se lever pour attaquer, ils dressent leurs poils.
' Comm. C. Le passage explique comment les animaux qui ont de la graisse ferme, ou de la graisse fondante, peuvent seulement servir de victimes, et ne peuvent faire les supports des châssis de musique.
544 TCHEOU-Ll.
(comprennent) la contenance d^un vase, Téoa, ou d'un
boisseau, en suivant la leçon du comm. B^,
Manger un Téoa de viande, boire un Téoa de vin, c^est la consommation dun homme moyen^.
Pour examiner tous les vases à boire , faits en bois précieux t on met le vase de niveau , en face , à la hauteur de la bouche. Si le contenu ne se vide pas entièrement, quand on essaye de boire ^ dans cette position, le chef des ouvriers en bois précieux le déclare défectueux^.
' Les figures cTe ces trois sortes de vases , se voient au kiveo xlvi , de i^ëditioii impériale, fol. 5o, Sa , et 56. Mais les formes, et ies capacités relatives, quon leur attribue, ne semblent pas en rapport avec leur destination. Ils sont représentés différemment dans d'autres commentaires. On peut donc craindre que ces figures, ne soient des œuvres d*imagination.
Diaprés le comm. B, au Heu de mR Kou, pour le second vase, îl
faut lire W^ TcU. Aulieude fzî Téou, vase de quatre dixièmes de
boisseau , il faut lire S\^ Téou , boisseau. — En effet, dit la glose, un
dixième de boisseau fait le premier vase Tsio, Deux dixièmes font le vase Kou; trois dixièmes font le vase Tcki; quatre dixièmes font un vase Kio; cinq font un vase 5an. Ces contenances étaient les mêmes sous les Tcheou. — D'après la fin du passage, loflre de l'étranger fiiil un dixième de boisseau. Si les trois invitations du mailre qui reçoit, faisaient six dixième? de boisseau , cela ferait, en total , sept dixièmes, tandis que le vase Téou ne contient que quatre dixièmes. En lisant Tchi au lieu de Kou, pour le deuxième vase, on aurait un total de neuf dixièmes, plus un dixième, ce qui fait dix dixièmes ou un boisseau.
' Comm. B. Le vase T<fott pt contenant quatre dixièmes de boisseau, cette quantité ne peut suffire; et Ion doit lire JX^ Téou, boisseau.
' Comm. B. On met le vase de niveau en face de la boucbe. Si le vin ne se vide pas entièrement, le vase est trop profond.
Éditeurs. Puisque les ouvriers en bois précieux ont un chef, les ou-