‹ Le Tcheou-liChapitre 306 sur 335 · LIVRE XLIII · texte numérisé non relu

LIVRE XLIII

char« a seize pieds. La pique courte a vingt pieds. La pique longue a vingt-quatre pieds ^.

En général , aucune arme n'est plus longue que trois fois la longueur du corps de l'homme. Si l'arme dépassait cette dimension , elle ne pourrait être d'usage; et , non seulement elle serait inutile, mais encore elle nuirait à l'homme ^ >^ Donc, on veut que les armes pour attaquer un royaume , soient courtes, que les armes pour défendre un royaume soient longues. Les hommes qui attaquent un royaume, sont nombreux. Les pays qu'ils parcourent sont éloignés. La faim, la soif les tourmentent. Us traversent des pas-

^ 11 y a ici uo jeu de mots, entre le sens de Heou, but, et celui de Heou, grand dignitaire ou prince , qui sont exprimes par le même caractère 4£ Ileou,

Le comm. B interprète les divers caractères de ce passage, sans expliquer son sens général.

Le comm. C entend qu on sacrifie aux Heou qui se sont anciennement dislmgués,et que l'on menace les //edu qui se conduiraient mal. — Les éditeurs répètent celte explication; et ils interprètent le caractère Heou, par le but sur lequel on tire, ils considèrent ce passage comme ajouté par les modernes, qui ont joué sur les deux sens du caractère Heou ^.

^ Comm. B. jjIA Pi a ici le sens de tm Ping, manche.

^ Commentaire B. ^ff Thsieou est ici pouriJQ , presser, proche, et il a le sens de court — ^B ^'> a le sens de gnrnd, long. — ^S Thsieoa a aussi le sens de régions occidentales. 3» F a le sens d'étranger.

^ Comm. B. L'homme ayant huit pieds de long, les plus grandes lances sont longues de vingt-quntre pieds. Ce sont les plus fortes qu un homme puisse manier.

sagcs difiicile, dans les montagnes et dans les lK>is. Par ces considérations , on veut que leurs armes soient courtes. Les bouuues qui défendent un royaume , sont en petit nombre; ils ont amplement à manger et à boire; ils ne parcourent pas des pays éloignés; ils ne traversent pas des passages difficiles , dans les montagnes et dans les bois. Par ces considérations , on veut que leurs armes soient longues ' . En général, pouc toutes les armes, on veut que les armes à crochet n*échappent pas de la main, étant tirées: les armes h piquant, étant poussées. Par cette raison, la poignée des armes à crochet est conique. La poignée des armes k piquant, est ronde*.

)5 Les armes frappantes sont également fortes sur toute

^ Gomm. C. D après le rëglement général ioslittië par le ministre de la guerre , les arcs el les floches sont des arrnes de siège. Les bâtons , ou lances sans fer, et les piques, sont des armes de défense. Le javelot et !a lance à crochet, sont des armes auxiliaires. Les amies d*attaque étant, courtes, ce sont les nrcs et les flèches. Les armes de défense ét8nt longues, ce sont les perches, les piques. Pour attaquer et se défendre, on se sert également de javelots et de lances, qui aident 1 effet des arcs et des flèches , ou des perches et i\es piques. En eflet, les javelots et les lances, ont des dimensions moyennes entre celles des arcs et desflèches, d*une partt et celles des piques d'autre part.

^ Comm. B. Les armes à crochet comprennent le javelot Ko, la lance ou Lallehardc KL Le javelot a la partie recourbée appelée fanon. La lance a eu dehors, la lame, en dedans les fanons, qui sont recourbés en angle, — Voyez les figures à Tarticle des fondeurs Ye-chi, liv. xLi, fol. 6 et lo.

Les armes piquantes comprennent les piques Meita. Les gens du

pays de Thsi, appcUcut jfcffi Pi le manche d*une hache. Ainsi Pi dé* signe ici la fornie ovale ou conique.

Comm. Maoyen-thsim). Le texte parle ici spécialemcntde la partie de

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