‹ Le Tcheou-liChapitre 316 sur 335 · LIVRE XLIIl · texte numérisé non relu

LIVRE XLIIl

Pour faire mouvoir Teau, et pour la retenir, on inlléchition cours, en forme d'un King, dont les deux branches sont comme les nombres trois et cinq*.

Lorsque Ton veut faire un bassin cl eau, on donne au lit une forme circulaire^.

47 Uexistence de tout canal , doit être fondée sur la force de leau. L'existence de toute digue, doit être fondée sur

Remarque. L'interprétation donnée ici. par lo comm. 6, est inadmissible eo pratique. M. Stan. Julien en trouve une toute contraire , dans la glose de Tchiug-sse-^iong (édit impér.); il s agirait d un canal naturel, dont la largeur serait doublée à cbaquc 3o U, par Taccruc de sc5 eaux, et Térosion de se5 rives. Mais ce sens n'oflre pas une application plus acccptabicque le premier. La condition de doublement eiposccici, fol. 46, a peut-être quelque rapport caché, avec la règle analogue, appliquée aux canaux d*irrigsction de diflcrent^ ordres, daus Je fol. 4 2, p. 566.

• Comm. B. Au lieu de ^^^ Tien, «fixer,» liseï >|S Tlùu'g, * arrêter. 9 Le canal a la figure d*un King. La partie droit.- aai trois. La partie pliée est cmq, en d^autres ternies, on lui fait fciro Jes zigzags, pour adoucir la pente.

li^iteurs. On veut que Técoulemcnt de leau, se fasse librement, sans temps d'arrêt ; et eu même ton ps on la retient, on la modère. On en fait des réservoirs pour assurer la navigation. Si Teau avait trop de vitesse, son volume s'épuiserait aisément. On loblige à faire des ciicuils pour ia modérer. Telle est la forme que Ton a donnée au grand canal impérial, à Tan-yang, et dans d'au tr os locdités du Riang-nan. Il est tracé suivant un angle obtus comme celui des Klng; et les deux brancbes de Tangle sont comme 3 et 5. Ceci se fait fonr les eanx claires, mais on agit diffi^remment pour les eaux troubles. Car uno rivière à eau trouble, qui a un cours sinueux, s obstrue facilement et déborde. Ainsi, sur plusieuri» points où le fleuve Jaune formait des sinuosités, on a exécuté des travaux difficiles pour le redresser. Ce sont là les principes fondamentaux du tracé des canaux.

^ Cmnm. B. Quand le lit fait une grande courbe « alors le cours de Teau revient sur lui-même. Au bas (sommet) de cette courbe , il se forme

ia ibroe de la terre. On beao canal , est curé par Teau f ai le parcourt. Une belle digae, eat consolidée par les dépôts de Teao f oi la haigM^.

\ En général, lorsque Ton fait une digue ou levée, la laigeur et la hauteur sont ^les. La réduction du couronnement est d*un tiers. Pour les grandes digues, il y a réduction, au delà de cette quantité ^

Quand on fait an canal, une digue, on doit premièrement établir la mesure du travail, par la profondeur (dimension verticale) exécutée dans une journée'.

un bassiii proibiid. Oo traoe le lit eo cercle pour que Peau tombe avec force. Il te fait dors un tournant, et ie Ut le creuse de lui-même.

' Le Comm. Tchinf-ssi-^iûng prend bi j^ pour f&t Hm, <c obstruer, fermer. « II eutend que Teau épaissit les levées par des dépôts de vase.

' Comm. B. On diminue la partie sitpéneure» le couronnement. Pour les grandes digues, la rédaction du couronnement et Félargissemeut de la base, dépassent la propMtion ordinaire.

Comm. G. Dans les digues actuelles, la bauteur est douse pieds. Lia base est Clément large de douxe pieds. U y a réduction au couronnement, qui est large de huit pieds.

G>mm. fVang'icki'tchanjf, Pour les grandes digues , le couronnement n'est pas réduit davantage , mais la base est plus élargie.

La proportion d'égalité entre la base et la hauteur, ne peut s*expliquer qu'en supposant la digue construite en terre battue comme pour un mur. Voyez le comm. B, fol. 49. Autrement cette égalité ne pourrait avoir lieu qu'entre ia base du talus, et ia hauteur.

^ Comm. B. On mesure le travail des ouvriers par journée.

Comm. G. On prend pour règle, le nombre de pieds faits dans un jour. — - Cette quantité varie suivant la difficulté du terrain.

CoVnm. MofhyHhsing, Pour faire un canal, on coupe la terre en profondeur. Pour faire une digue ou une levée, on aiLasse la terre en hauteur. Le texte dit par abrégé , la profondeur, pour ces deni opératiotts.

Éditeurs. La profondeur est comptée du haut en bas de la digue.

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