LIVRE XLIV
A partir de la patte, en suivant le contour extérieur jusqu'à la tête de Tinstrurnent, la longueur est six pieds et six dixièmes. En prenant la corde intérieure de la courbure , on a une longueur de six pieds , laquelle corres* pond avec la mesure appelée le Fou^
Pour la terre duixs on demande que la patte de la bêche soit droite; pour la terre molle, on demande que la patte de la bêche soit oblique. Avec la patte droite , la bêche entre bien dans la terre; avec la patte oblique, la bêche soulève bien la terre. L'inclinaison convenable pour
qur tiennent les mains de rhomuie. Les ancienne» bêches étaient garnies en bas d'une seule pièce de mëtal. Leur tète n'était p9s divisée comme au temps des Han.
La longueur totale de Tinstrument est de 6^^,6, ou i'*,32 en prenant approximativement o*' ,20 pour la valeur du pied des Trheou.
Voici la figure de lancicnne bérlie appelée Jjimr$$é, kiven xLVii, fol. 34 r. de Védition impériale.
Elle ne s^accorde pas avec le texte* , pour la longueur des trois parties , et ressemble à notre sarcloir plutôt qu'A notre bècLe.
^ Je rétablis f ordre du texte, en suivant le comm. B. La mesure ici donnée , ne comprend pas la pi^cc qui tranche la terre, le tranchoir qui s^adapte au bat , et qui est une pièce distincte.
Éditeurs. On lit dans le YAdn^: «On taille le bois pour faire le tranchoir de bêche.» Ainsi, dans la haute antiquité, quand on commença à faire les premiers instruments, le bois était anssi employé pour faire les tranchoirs des bêches. Il fallait alors une force double pour relever la terre, et le travail était pénible. Ce fut seulement dans Tantiquité tnoyenne que Ton réfléchit à cet inconvénient, et que Ion remplaça le tranchoir en bois par le tranchoir en métal.
les terres moyennes, cest on angle ouvert comme celui d'un KingK
Les charrons font les chariots^.
I^ manche de la cernée « est long de trois pieds. 11 est large de trois dixièmes de pied. Il est épais d un dixième et demi. On divise en cinq parts sa longueur. On prend une de ces parts pour faire la tête de la cognée^.
Le moyeu est long d'un demi-manche de cognée. Son contour est ^l à un manche et demi^.
Les rais sont longs d'un manche et demi de cognée. Ils
' Comm. B. Dans ia bêche des terres moyennes, la patte fait avec ia verticale, un angle semblable a celui des King, Alors Pinclinaison a la proportion moyenne , et la corde de la courbure a 6 pieds.
G>mm. Tchin-tsang-tao. La terre dure est ferme, et difficile à fouir. La terre molle est adlicrente, et difficile à soulever. Delà, les deux formes différentes données à la patte de la bêche.
' Ce sont les chariots de chaîne, qui sont distincts des cbars de parade, traînés par quatre chevaux^ quoiqu'ils soient désignés ici par le même caractère pB^ Tché, Voyez plus haut, au fol. i, la note des
éditeurs sur le travail des charrons. — La figure du fol 5 r. kiven xlvtii de rédition impériale , représente le chariot qui est traîné par un bccnf (ou buffie) , et ressemble à un tombereau. On n'a pas cru nécessaire de la reproduire dans les planches.
^ Comm. C. Le travail des charrons se fait principalemenl avec ia cognée. Cet instrument leur sert pour mesurer les diflTérentes pièces qu ils exécutent. Conséquemment, le texte indiqxe d abord les dimensions du manche et dn tranchant.
Éditeurs. La longueur du manche, comprend la partie où s'emmancbc la douille de la cognée. La tête , désigne ici cette douille qui a sb dixièmes de pied.
* Comm. B et glose. Il s'agit ici du moyeu des grands cbars, ou chariots, qui vont dans les plaines. Le texte donne, plus bas, les dimensions du moyeu des chars en bois de cyprès > qui vont, dans Jtt mon-