LIVRE XXIIL
Yq , des instruniento â vent Sioo à trois trous. Tchi à sept troQS* Ti à trois troos, de la flûte longue Koaan à plusieurs tuyaux*, à l>attre la mesure avec les trois rég;ulateurs Tou, Yng, Ya, de manière à enseigner la mélodie particulière de Tair Kai-hia^.
45 En générai » lorsqu'il y a un sacrifice, un banquet , un tir de Tare, il prépare la musique dés orgues et cloches pour ces cérémonies^. Si Ton fait de la musique de récréation, il agit encore de même.
Lorsqu'il y a un grand service funèbre , il apprête les instruments de musique pour cette cérémonie. Quand on enterre le corps, il les préstf»nte et les dépose en terre '^.
^ Comm. B. Cet officier instruit ies musiciens qui voient clair. — Comm. A. Le Fa a trente-six tuyaux. LeSeng a treiie tuyaux. — D'après Tehou-bi, ces instruments étaient des assfmblages de tuyaux de bambou, gamb de languettes et entrant dans une calebasse. — Le Hioum était eo terre cuite ; il avait la forme d'un vase et était percé de six trous.
* Gomm. B. Lorsque ies visiteurs sortent ivres delà salle, on joue Tair Kai-kia, et Ion frappe la terre avec lis trois régulateurs Tou, Yn^y YtL, pour marquer la mesure. — Comm. A. Le régulateur Tou est une tigf longue de sept pieds et grosse de cinq à six pouces. Celte tige est percée de deux trous à la base ; on la tient avec les deux mains. Le réguhtaur Yng est long de six pieds et demi. Il y a un maillet au milieu. Le régulateur Ya a la forme d'un tuyau vernissé dont Touverture est fermée. Il est long de cinq pieds et demi. On Tenveloppe d*une peau d'agneau.
* Comm. B et f^ose. Ceci indique qu*il prépare les orgues qui accompagnent ies docbes, car le maître des orgues n*est point cbargé des cloebes. — Suivant les éditeurs, le texte nomme ensemble ces, deux sortes d'instruments, parce que les orgues sont placées à o6té-' des elocbes.
^ D'après la glose du comm. B et les éditeurs, les instruments qui
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40 Lorsqu'il y a un grand sacrifice collectif, il met en place ses instruments ^
maItbb des clûciibs PO [po-ssi] K
Il est chargé du tambour qui donne le ton pour les instruments métalliques ^.
47 Lorsqu'on offre un sacrifice, il marque sur le tambour le ton convenable pour les instruments métalliques. Lorsqu'il y a un banquet, une réception de visiteurs étrangers, un tir de Tare, il fait encore de même.
Quand Tannée présente la grande offrande ou la grande action de grâces à la salle des Ancêtres, alors il bat sur le tambour Tair du triomphe qui se joue dans cette cérémonie. Toutes les nuits, à l'armée, il bat pour les trois
ont servi aux cérémonies funèbres sont déposés dans le caveau de la tombe. Les éditeurs remarquent que ce même rite est mentionné aux articles des maîtres des grosses cloches , du maître de' la flûte et du préposé an bouclier, et quil entre ainsi dans leurs attributions*
' Comm. B. Il les place au lieu où se fait le repas, mais il ne cupe pas de la dispositicii des châssis de suspension ; ce soin regarde le grand directeur de la musique.
^ Selon le comm. Tching-yaag, sous ta dynastie de Chun et sous celle des Hia, la petite cloche s'appelait Tchong et la grande cloche s^appelait Po, L'inverse eut lieu sous les Tcheou : Tchong désigna les grosses cloches et Po les petites, employées dans les carillons. Les éditeurs pensent au contraire, d'après plusieurs passages, que Po désigne une grosse cloche , mise en mouvement séparément
^ Comm. B. Cet officier frappe le tambour Tsinrkou, afin de donner le toi) pour les cloches de différentes dimensions. — Il a le titre de maître des cloches Po, parce que sa principale fonction est de donner ainsi le ton convenable pour les instruments métalliques. -^ Voye^ dans le Mémoire d'Amiot la figure du tambour Tsin-kau.