LIVRE XLIV
entreot dans cette fabrication^. Quand ies six espèces de matières ont été réunies, les hommes adroits les corn» binent ensemble.
Le bois, sert pour obtenir une longue portée. I^ corne, sert pour obtenir la rapidité du tir. Le nerf, sert pour donner au coup de la profondeur. La colle forte , sert pour réunir. La soie, sert pour consolider. Le vernis, sert pour recevoir la rosée et la gelée blanche^. n En général , il y a sept espèces de bois que Ton prend
Otei-en trois pieds, moitié de la caisse , reste neuf pieds poar la qoantité dont le brancard est en avant de la caisse.
' in Tci^ a le sens de mSt TcU^t traces de roue.» jS se prononce Ny^ et désigne le jong ou demi •collier, placé sur le cou du bœur attdé aiu brancards.
Les éditeurs remarquent que, ia longueur du joug qui réunit les deux brancards est la mesure de la largeur du chariot. Celle-ci est donc de sii pieds, comme la voie entre les roues , qui à six pieds suivant la lettre du texte. Il n*y aurait donc rien en dehors; et le point où ia jante |)ose sur la terre ('fvrait être rigoureusement daus laligncment du brancard situé do même côté. Cette disposition ne peut être admise pour que la roue tourne bien : à plus foiie raison , lorsqull y a un dixième de pied de débord , lequel réduit encore {Intervalle des deux moyeux. Donc il faut lire dans le texte huit pieds, au lieu de six pieds, pour la largeur de la voie.
Cette correction parait juste. Seulement les éditeurs suj^sent que le joug na pas de courbure, ou que sa longueur est mesurée horîiontalement
^ Comm. B. Ils reçoivent le bols en hiver. Ils reçoivent la corne en automne. Ils attachent la soie ; ils appliquent le vernis en été. — Voyez • i*article des préposés aux montagnes Chan-ya, liv. xvi , fol. 23.
* Comm. B. Chacun de ces six objets a son utilité spéciale dans la fie^M'ication des arcs. — Donc on les combine ensemble. — Comm. D. Les arcs sont entourés de soie, ei vernissés.
pour faire le corpi de Vare. La première est le bois de * Tarbre Tche. La seconde est le bois de l'arbre Y^. Après eux* le mûrier sauvage, Toranger à petites oranges, le ooignassier, le bois d*épine« enfin le bambou^.
Quand on examine le bois choisi, on demande que la pièce soit de couleur rouge-noirâtre, et qu'elle rende un son clair, comme ceux qui dérivent du principe actif. Si la couleur est rouge-noirAtre, la pièce approche du cœur de Tarbre. Si elle rend un son clair, elle est éloignée de la racine', is Quand on taille le b($is f ai entre dam la confection des ara, on emploie les {nièces à coarbare naturelle pour le
^ Comm. A. L'*arbre Y est appelé Tckeou-y dans raucîen dicltonnaire Eeirja. — Le mûrier saoYage Yen-san^, ea le mûrier de montagne. I.e KoQC<a dit (pi'on remploie pour faire les arcs . tes carquois.
* Sdou le comm. U, Tarbre £F| TcAe ou Tchaî a un Imis dur comme la pierre Jf^ CU. — L'arbre Y a peu de branches et de feuilles, et son boia est trëa-courbe. — On i appelle ordinairement nerf de boeuf, Nieoa4da, — L'arbre Ku, t Voranger à petites oranges, » a la peau plissée, et beaucoup de solidité. Le cAigoaiaier, Moa-koaa, a un bois serré , ferme et fort. King désigne du boia d*épine. Le bambou est solide, mais il a des nœuds. C'est pounpioî on le place ici au dernier rang.
^ Comm B. Le bois voisin de ia racine et»t do qualité înfêrienre. Comm. D. Le bois voisin de la racine a un son trouble, conmiie ceux qui dérivent du principe inerte. — Le bms éloigné de la racine a m son clair, comme coût qui dérivant du principe actif.
^ Comm. B. ^j a ici le sens de a forme natorelle*» Si ta pièce*
de bob est nalurellemeut courbe i il faut répéter sa courbure, cefc4« dire la forcer en sens contraire, potir faire Tare. On plie à fond Tare, ém$ ce sem interverti, et on lance la (lèche Lé bois ret^ient de lui-