LIVRE XLIV
Od demande que le vernis soit très-clair^. On demande que la soie brille, comme la soie plongée dans Teau.
i4 Quand ces six matières différentes sont de bonne qualité « on peut ensuite faire du bon.
En général, pour faire des arcs, on taille te bois en biver, on trempe la corne au printemps, on travaille les nerfs en été. Eu automne, on réunit les trois autres matières^. Le froid consolide la forme de Tare. La gelée fend le lissé du vernis ''.
25 Quand on taille le bois en biver, il est parfaitement
^ Comiin. D. Le nerf vivant est dar. Le nerf mûri est souple; on le Trappe On veut qu'il use sa force, qu'il mûrisse* pour pouvoir être employé.
^ Éditeurs, Le vernis clair peut réfléchir les objets, comme un miroir Le texte emploie donc le caractère 5B|J Tj^ profond, dans le sens de clair, pur. — Jh|| a aussi le sens de clair* Voyei le dictiouuaire de Kang-hi.
* Comm. B. Les trois matières désignent la colle forte, la soie , le vernis. Comm. Tchin-ssé-noHg et glose, ^j^ ^^ * '^ *^>^* d'aigrir, macérer.
^ Comm. B. On place les arcs dans la boite qui leur sert de dressoir. Avec Thiver, la colle durcit. Elle affermit le bâii de Tare. — Cette boite n'est pas représentée dans les figures. Bile devait probablement avoir une rigole creuse, conforme à la courbure que devait prendre lare bandé; et dans laquelle on le plaçait, pour lui donner la forme convenable.
Comm. Tchin-lsiang-tao, On taille la corne, comme on macère le bois. Ces expressions , tailler, macérer, s'appliquent donc également au bois et à la corne.
Lecaractèro VH a iei le même sens qu'au fol. 66, kiv xl. Il indique le mouvement ffropre, iiuettin du vernis.
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r^ulier. Quand on trenipe la corne au printemps, elle est parfaitement uniforme. Quand on travaille le nerf en été, il n*a pas de défaut. Quand on réunit les trois autres matières en automne, il y a harmonie complète. Le froid consolide la forme de Tafc, alors la tension ne change pas. La gelée fend le lissé du vernis, alors il se solidifie , en se fendant par anneaux ' .
Au printemps,^ on place la corde de lare. On, a ainsi le travail d'une année complé^le^
En taillant le bois, il faut suivre le droit fil. En taillant la corne, il ne faut pas aller de travei^s'. 26 Quand on dole la superficie de la tige de Tare , et que Ton rencontre des yeux, ou nœuds, dans le hois, il faut opérer lentement. Si Ton n'opère pas lentement lorsque Ton coupe ces nœuds , alors , avec le temps , le ner/ appliqué le long de la tige, comme doab/or^ . souffre , aux endroits où il se trouve en contact avec eux^.
' Gomm. B. ^^S^t être lu comme !^^ Hia régulier, harmonieux.— Vv Ià^ou, couler, signifie d^ chaiigei*. — ^S CAtii, examiner signifie j5 Ting, établir, consolider. Glose : On introduit
Tare dans la boîte-dressoir. La courbure tiail prends rpmpi le lissé du vernis qui se répartit par anneaux. Alors il est solide et n a plus de mouvement.
La dernière phrase est autrement expliquée par le comm. Tchintsing-top : il croit qu*on examine si Tare est rond (a une courbure circulaire), comme le contour d*un anneau. — Cette interprétation paraît peu vraisemblable.
' Gomm. G. Les opérations précédentes remplissent une année entière. Alors on se sert de Tare. — On le monte : on le met en état de service.
^ Éditeurs. On reconnaît aisément le droit fil du bois. La corne est