LIVRE XLIV
Si la corne, prise dans toute sa longueur « est trop courte relativement à la concavité de rare, on dit qu'elle résiste à la flexion. Quand on la tire vers s6i« poar lancer le trait, elle cède peu. Quand on la relâche, en rendant la main, elle réagit faiblement, sans vivacité^.
Si la corne, prise jusqu'au bout, avance sur Textrémité de la tige, TeOet est comme si Tare avait été longtemps placé sur la forme (la courbure est trop fixe). Ce n*est pas lavantage de Tarc^.
30 Maintenant, au point de jonction entre la corne et le creux de Tare, il y a changement dans t emploi de la force. Donc TeiTet, la réaction des parties excédanies de la tige, est rapide. Dans la partie de Tare à laquelle on applique Tavànt-bras (dans le tir), il y a la garniture en os fuî
de Tare et le bout, ii j a (par-dessous) rabtme Foven, ou la dépression. (Cesl le creux de la corne, dans Tare bandé. Voy. les figures.)
^ Comin. B. fQ Heng, est ici pour ^S Keng, achever, compléter. — Quand on tire la corde, la corne trop courte n*a pas de flexibilité. Elle semble résister, et quand on la laisse aller, elle se rel^.ve lentement.
« Comm. B. Si la corne est trop longue par rapport au creux de Tare, quand il est handi, sa pointe dépasse le point de jonètion du creux de Tare, aoec la portion droite de la Hgt, Elle suit la flèche trop vivement, et rend timpalsion trop peu durable.
Comm. Tahom-ki, La forme qui sert pour régler les arcs, est faite en bambou. On la serre avec une corde, contre le dedans df Parc tendu. On force ainsi la tige de Tare à prendre la courbure eoneenable. On la rend régulière. L*arc placé sur la forme, est prêt h blesser, comme lorsqu on tire sa corde.
Comm. Tchaofo SCs Tchong a ici le sens de *& Tckaa^» habituel, de longue durée.
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résiste à la Jlexion. Donc le coup est ferme. Si la corne, dans sa totalité, avance sur Vextrémité de la tige, Teffet est semblable à celui d'un arc longtemps placé sur la forme. iVlors Tare n'exécute pas, avec aisance, le changement de mouvement exigée 31 Quand on courbe la tige, on demande qu'elle soit chauffée au feu, mais sans excès. Quand on courbe la corne, on demande quelle soit chauffée au feu, mais sans la rôtir. Quand on étend les nerfs svtr la tige, on demande qu'ils soient bien tendus . mais sans détruire leur force. Quand on cuit la colle, on demande qu'elle soit bien cuite, et que l'eau et le feu agissent ensemble. Si ces conditions sont remplies, l'arc ne prendra pas de jeu , qu il soit dans un lieu sec ou dans un lieu humide^. Si Ton veut faire un aie à bas prix , il faut se conformer
* Comm. B. ^fe est ici pour 99 ia jonction delà main aubrag, Ju pied à ia jambe. Kiao-him désigne le lieu de la jonction, entre ia corne et )e bois de Tare.
Comm. C. Kiathkiaî est le point où le creux de f arc hanJê, se rënoii avec la corne, vers ie bout de Tare. — Le bout de Tare et favantbras de Thomme, emploient différemment leur force. Quand on tire ia corde, lavant-bras de Tare fait effort sui le milieu de Tare. Quand on lâche la flèche , c'est le bout de Tare qui réagit. Alors feffet est rapide : la floche part rapidement
xlx Foa, c'est la garniture en os, placée aux deux boots de la partie de Tare qu'on saisit avec la main. La solidité de l'os donne de la force à Tare. Donc il frappe rapidemeut. ( Ici le commentateur paraît avoir imparfaitement compris Teffet mocauique signalé dans le texte).
^ Comm. C. On donne ici les explications sur la manière de travailler le bois, la corne, les tendons, la colle. On ne parle pas de la soie et du vernis , parce que ces nwtiëres ne demandent que peu de f-^rce pour être appliquées sur l'arc.
à la courbure naturelle de la corne et du bois, en les assemblant. Le. beau de Touvrage parait en dehors, mais ce qui branle est en^dedans. Quoique Tare soit beau à Tex térieur, ses pièces, imparfaitement ajoftées entre elles , doivent remuer intérieurement. Malgré sa beauté il ne peut donc passer pour bon.
En général, quand on fait un arc, on rend les bouts carrés, et Ton renfle, ou fortifie les épaules de la membrure. On alonge (on creuse longitudinalement?), la concavité des bras, et Ton évide la partie couverte par la main^. Quand on tire Tare, il obéit instantanément^.
32 Dans un arc, dont le Fou est trop bas (la portion droite de la tige trop longue?) quand les deux bouts (5iao), obéissent à la traction de la corde, il doit se produire du jeu (intérieurement^?).
35 Si la partie appelée Foa prend du jeu « nécessairement il y a du mouvement dans le Kiao-kiaî, la jointure de la corne et du bois.
Alors lare est lent et flasque. Quand les bouts obéissent à la corde, il y a tendance à dérangement^
^ Comm. B. m£ Stm, désigne les boots de Tare Siao, oa plutèt, saivanl les éditeurs, les points de jonction entre la coneavifé de farc, et les bouts où Ton fixe la corde.
* Je sub les oomra. B et C. Les éditeurs avouent ne pas bien entendre cette phrase. Ou lui a donné ici le sens (jui a paru le moins invraisemUaUe.
^ Le commentaire B ne fait presque que répéter le texte, sans féclaircir.
* Comm. B. ^^ , doit être là» comme Hou, JS , qui a le sens de lent, qui agit lentement. — Si Vintérieur de la jointure, entre la eomê
Tout arc étant composé de six matières « c'est spécialement la dgc lignease qui fait sa force. Quand oq bande Tare, il cède comme Teau qui coulée
Cest l'amplitude de son inflexion, data tê tir, qui fail 5ta limite; qui détermine la limite de distance, comprise entre son sommet et la corde tirée. Quand on tire les arcs, cette limite de distance, pour tous, est trois pieds^ (elle se trouve ainsi, égale à la longueur des flèches).
34 C'est la corne qui soutient l'arc. On demande quelle cède , et ne résiste pas à la corde. Alors quand on tire Tare, il fait Vanneau; quand oh le lâche, il ne perd pas sa figure d*anneau^.
35 Si les matières employées sont belles, si l'exécution
et U hois, a da jeu, alors sa réaclîon est lente et flasque. Quand les bouts de rare obéissent à la corde. In corne et la tige sont disposés k prendre dn jeu.
Éditeurs. Dai*s ces trois paragraphes, le texte indique les défauts de Tare. Hs correspondent au paragraphe qui termine le fol. 3 1. Il est difficile de les expliquer d une manière satisfaisante. On a conservé les développements des commentateurs.
' Comm. C efB. Les cinq matières, la corne, les tendon*>, la colle, la soie, le vernis, font cor|is avec la tige de Tare, qui est Télément fondamental, et elles la renforcent. Alors Tare ne se bande, ni trop aisément , ni trop difficilemeùt.
' G>mm. B. On place Tare dans la forme pour le dresser. On i-ègle sa C(»nfiguratioo , c est-à-dire son degr^ de courbure. Quand on le bande, la corde est à un pied du sommet de Tare. Quand on le tire, elle est encore A doux pieds au delà de sa première position (pr con- »(;quent à trois pieds du sommet de Tare , comme le texte lo dit ). Ceci se rapporte aux jgrancis arcs — Voyez larticle des préposés aux arcs et aux Oèches, Ssc-kong-chi , iiv. xxxii, fol. i4. — Pour Tare impérial, étant détendu, il a uu demi-pied de flèche. Étant tendu, il gagne uft
do travail est bonne, si la saison a été observée, (rensem. ble de ces trois conditions) s'appelle triple ^alité. Si la corne ne prédomine pas sur la tige de Tare, si la tige ne prédomine pas sur le nerf, (rensemble de ces trois conditions) s*appdle aussi triple ^lité. Quand on mesure la force de Tare» il y a aussi la triple égalité^. La réunion de ces trois ^lités , est appelée l'harmonie des neuf conditions.
)6 Dans Parc qui réunit les neuf conditions, la corne est ^alisée avec la tige. Le nerf, troisième (élément principal) , est proportionné (aux deux précédents). Avec trois fi> de colle, trois fc^i de soie, trois j^a de vernis, un ouvrier supérieur a du reste, un ouvrier inférieur n*a pas assez ^.
pied et demi (la. corde est donc alors à deux pieds du sommet). L*arc de Fespèce Kia. étant détendu, a un pied et demi de fl^he ( Il est donc alors pins courbe <{ue Tare impérial). Il gagne un demi-pied de plus étant bandé (la corde arrive ainsi, à deux pieds du sommet comme dans le précédent). — Quelle que soit f inflexion des arcs détendus ou tendus, leur courbure jbutb, dans le lir, doit atteindre trois pieds, mesure des flicfaes employées pour tous les arcs. — Suivant les éditeurs, les deux derniers caractères Tchmig-soM, fol. 3& , signifient que la fltebe , le demi-arc , la demi-corde forment un tout parfait.
^ Comm. B. L*expression Fou-hien, résister a la corde, signifie itrt rwde, inflexible. Si la corne est telle. Tare bandé, ne se courberait pas en forme d*anneau, jfamiit on lire la corde, pour lancer la flèche. Si au contraire qaand on tire la corde, il se courbe en forme d'anneau , il ne présente, pour sa manoeuvre, ni trop de difficulté, ni trop d*aisanee.
^ La signification précise de ces diverses conditions, et le moyen de vérifier si elles sont remplies, ne sont expliqués d'une manière satisfaisante, ni par les commenuôres, ni par les éditeurs. On peut seulement y voir qu il faut établir une juste proportion de force, entre les trois parties efiBcaces de lare , la tige , la corne , et le nerf.
^ Je suis le comm. B et le comm. l'Jo. Lié cest le poids Hoan,
37 Quand on fait les arcs de Tcmpereur, on les réunit par neuf pour former le cercle complet. Quand on failles arcs des princes feudataires, on les réunit par sept pour former le cercle. Quand on fait les arcs des préfets, on les réunit par cinq pour former le cercle. Quand on fait les arcs des gradués, on les réunit par ti*oispour former le cercle'.
Les arcs longs de six pieds .six dixièmes, sont appelés arcs de première classe; ils sont à Tusage des gradués de première classe. Les arcs longs de six pieds trois dixièmes, sont appelés arcs de deuxième classe; ils sont à lusage des gradués de deuxième classe. Les arcs longs de six pieds, sont appelés arcs de troisième classe ; ils sont à Tusage des gradués de troisième classe^.
En général, chacun des arcs est fait d après le corps, la Volonté et la réflexion , le sang et la respiration de son maître ( celui qui doit s'en servir) ^.
6 onces (vo). liv. xLi, fol. lo). — On ne sait pas ce que roprésenUiient les poids Tchi et Ya,
' Comnn. B. Linflexion est d'autant plus faible que les matières sont mieux conditionnées, el [arc plasJorL Les cercles se forment avec les arcs non bandés ((Mr conséquent, lorsqu'ils ont la courbure inverse de celles quiis prennent étant bandés). (Comm. C.) — Les mêmes pbrases, rapportées ici dans le texte, loi. 87, se trouvent déjà au Hv. xxxii , fol. 18, h Tarlicle du préposé aux arcs et Bêches, Sse-konfdù.
* D après le comm. B et Tckao-po, la grandeur des arcs, est proport\onnéc à celle des hommes qui s*cn servent. Ce$i ce que le texte indique , en attribuant des arcs de grandeur différente aux gradnés des trois classes , Chang-ssé, Tchnn^'Ssé, Uia-ssé,
Comm. Liang-tathyu. Le9 arcs des dignitaires et des ofliciers, forment quatre classes diaprés leur beauté. Les arcs ici désignés, forment trois classes . d'après leur plus ou moins de grandeur.