LIVRE XXIX
^ On égalise Id garde du territoire; on applique uniformément ies huit statuts, afin de consolider les royaumes et printipautés '^.
On aime les petits , on sert les grands , afin d'unir entre eux les royaupfies et principautés ^.
^ Parla loi des neuf genres d*attaques, il rectifie (maintient dans Tordre) les royaumes et principautés.
Si les chefs des royaumes écrasent les faibles, empiètent sur les petits, alors on les déclare coupables^. S'ils oppriment les hommes de bien , s^ils vexent le peuple , alors on les attaque ouvertement ^^.
* Éditeurs. Ceci se rapporte également aux services collectiis, |x>ur le5 citasses et lei» expéditions dirigées par Tempereur.
' Editeurs. Ces dispositions se rapportent au gouvernement des apanages, des domaines affectés et des royaumes feudataircs. Selon l'importance do fief, la garde eu est confiée a un , deux ou trois n inistres. Tous sont administrés dapi^s les huit statuts, Tsé, cités aux articles du gramd directeur de la population , deuxième ministre, et du grand administratetur, premier ministre.
* Comm. B. On fait en sorte que les grauds royaumes aiment les |>ctits, que les petits royaumes servent les grands. On établit ainsi entre eux le concorde et Tharmonie.
Les éditeurs observent que parmi les neuf règles, exposées dans les neuf alinéas précédents, une seule, celle de lorganisation des corps J armée, est spécialement attribuable au ministre de la guerre* Les autres se rapportent aux fonctions de quelques oCficiers placés dans sa dépendance, et à celles des ministres du gouvernement, du revenu , et des travaux publics. Le ministre de la guerre s* occupe de ces huit règles, principalement en ce sens qu7l en assure 1 application , au moyen de la forc^ armée, lorsqu'il y a résistance.
* Éditeurs. On empêche le mal de faire des progrès. Alors le mal sarréte de lui-même.
'* D*après une citation du Tso-tehûttfn, douxiènic année de Tchoang
166 TCHEOU-Ll.
S*ik sont cruels à Tintérieur, et tisorpateurs au dehors, alors ou leur fiut un autel ^ s Si leurs campagnes sont stériles, si leur peuple se disperse, alors on rédoit leur territoire.
S'ils se prévalent de leur force et n obéissent pas, alors ou les attaque sans démonstration^.
^ S*ils maltraitent ou tuent leurs parents, alors on les réprime'.
Si des iojéU chassent ou tuent leur prince, alors on les coupe en morceaux ^.
S^ils violent les ordres supérieurs, s*ils désobéissent au gouvernement, alors on les arrête^.
10 S*il y a des hommes qui excitent des désordres au de dans et au dehors, qui se conduisent comme des bétes brutes, alors on les anéantit ^
koog, Tattaque ouverte se fait en plein jour, au son des tambours et des cloches, pour annoncer avec édat la faute Ayx mauvais prince.
1 D'après le comm. B. jH^ Tkcm, autel, doit être la -^ Tekm. tertre pour sacrifier. On dépose le prince en lui faisant on aatd vide , c^eatrà^re en lui disant un autei , comme s*il était mort. On lui substitue son iUs ou son frère, s*ils sont vertueux.
^ Comm. Wanf-yn^^iên, Alors Tattaquo se fait sans bruit de tam* boar» et de doches. *- Les éditeurs disent qu*il s*agit ici de princes voisins qui se disputent. Si la finite est grave , on entre dans leurs forteresses. Si elle est légère , on s empare de leurs frontières.
^ Comm. B. On les arrête et on instruit leur aflaire. Ainsi, on lit dans le Tdkan-fkiîeoB, à la vingt-buitième année de Hi-Long : En hî- Vjar, les hommes de Tsîn saisirent le prince de Weï et le conduisirent à la cour impériale. Il fut condamné pour avoir tué son frère Cho-wou.
^ Comm. b. et glose. Ainsi, dans le royaume de Loia, Li-chi chassa Tchao-kong; King-foo tua ces deux princes. — Lorsqu^un