‹ Le Te Deum et le tocsin; ou, La route de Rouen; vaudeville en un acte. Par MM. Simonnin et HonoréChapitre 4 sur 24 · BÉA.TUS · texte numérisé non relu

BÉA.TUS

Victor Murin I Quoi, mademoiselle, vous épouseriez un libéral !

MARIE

J'n'en veux pas d'autre.

BÉATCÔ.

Un révolté ! . . . un homme qui vient de soulever une partie de notre population pour marcher à main armée sur ia capitale !

MARIE

Oui, monsieur, un brave qui, envoyant les Rouennais aller défendre avec les Parisiens l'honneur et la liberté du pays, n'est pas resté, comme vous et votre oncle, à faire des grandes phrases et du galimatias.

BÉATUS.

Mais ce n'est pas tout ça qui m'amène ; je viens vous dire que, quoique filleul, neveu et greffier du premier fonctiânnaire de la commune, je vous épouse...

, MARIE

AIR : Il est vrai que Thibaut mérite.

Ce Victor, s'il faut que jVous rdise, Me convient mieux par son état :

Il est modeste et plein d'franchise.

Car il est l'fils d'un pauvr' soldat.

Vous êtes le filleul du maire; Victor n est qu'un simpl' laboureur.

Vous voyez bien que pour me plaire, (bis.) ^ Monsieur, vous êt's trop gros seigneur. (bi6\)

BÉATUS.

N'importe, je consens à vous élever jusqu'à moi.

MARIE

Non, merci!... Et puis vous êtes sournois, hypocrite , et méchant...

BÉATUS.

Je ne suis point méchant, c'est mes fonctions. Puisqu'il n'y a pas de police dans la commune , faut bien quelqu'un qui dénonce.

N^ÂRIE.

Vousfaites là un joli métier.

BÉATUS.

C'est égal; si je n'ai pas d'autre rival que votre Victor, je suis bien tranquille. Tous les Rouennais qui ont voulu prendre part à la révolte ont été fusillés en arrivant à Paris, et votre bien-aimé comme les autres.

MARIE

En êtes-YOUs bien sûr?

BÉATrS.

J'crois bien ! c'est M. Baudet, le serpent, qui vient de nous souffler ça en grand cpnseil.

MARIE

J'en ai, moi, des nouvelles, et de plus sûres que les vôtres. C'est Victor qui vient de m'écrire, et v'ià c'qui s'est passéi.v i. ..'f^ciii.rt'iavîîo', n'y

' ' itB :-V*là c'quëc^est qu'd'alleraubois.

Durant son règn' le roi des Francs N's'entourait que d' chiens coucbans ; Il n'fêvaitqu'bichestet faisans.

Cet homme de tiête.

Chassant la gross' bête, STit chasser pour la troisièm' fois.

V'ià c'que c'est qu'd aller au bois.

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