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Franges de lames argentées

Le faible pouvoir réflecteur du verre et la forme sinusoïdale de l'intensité lumineuse des franges ne permettraient pas, avec des surfaces interférentielles de cette nature, d'aborder, d’une part, l'enregistrement photographique des vibrations rapides et, d’autre part, de déterminer avec assez de précision la position d’un maximum d'intensité pour procéder à des mesures intéressantes.

Il est indispensable de recouvrir les surfaces interférentielles d’un dépôt métallique dont les propriétés ont été mises en évidence, dans ces dernières années, par MM. Fabry, Perot et Hamy, les premiers (*) pour les franges par transmission, le troisième (?) pour les franges par réflexion. Le miroir mobile F est argenté à fond, tandis que le miroir fixe de référence E n’est recouvert que d’une semi-argenture légère. Dans ces conditions, les réflexions multiples de la lumière à l’intérieur de la lame mince (?) produisent,

(1) FaBry et PEROT, Sur les franges de lames minces argentées et leur application à la mesure des petites épaisseurs d’air (Ann. de Chim.et de Phys., 7° série, t. XIII, décembre 1897).

(?) Hamy, Sur les propriétés des franges de réflexion des lames argentées (Journ. de Phys., 1906, p. 780).

(*) Mises en évidence dès 1830 par Airy ( Trans. of the Cambr. Phil. SOC. ta LV p.410): |

en général, une condensation de lumière autour des maxima, une condensation d'ombre autour des minima, en même lemps qu'une asymétrie dans la distribution des intensilés rapprochant un minimum lumineux du maximum précédent.

Le brusque passage d’un maximum à un minimum permet d'excellents pointés sur l’arête lumineuse ainsi formée.

On trouvera plus loin la théorie du phénomène d’après Hamy et des indications sur les procédés d’argenture (!).

Une série de pointés effectués avec le microscope à oculaire micrométrique décrit plus haut m'ont permis de fixer la précision avec laquelle mes photographies permettent de repérer la position d’un maximum lumineux.

Résidus

Lectures 2 —

au en rapportés à micromètre. valeur absolue, l'épaisseur d’une frange.

Moyenne... 4,92 Distance de deux maxima consécutifs... 3,31

La valeur absolue des résidus n’offre pas d'intérêt, mais seulement le rapport de ceux-ci à l'épaisseur d’une frange. La plus forte erreur individuelle ne dépasse pas

(*) Note IIL,

soit 2 pour 100 de la largeur d’une frange. Mais la précision avec laquelle la moyenne fait connaître la position du point observé (par rapport au point correspondant de la frange suivante) est bien supérieure.

L'erreur moyenne relative de ces observations est

(résidus )?

fO'— TI l’erreur probable relative

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